TV Libertés : Mgr Schneider s’exprime sur Amoris Laetitia et sur les « dubia » des quatre cardinaux

La chaîne de télévision indépendante en ligne TV Libertés a reçu sur son plateau Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, qui s’est exprimé en français sur la réception controversée et sur les interprétations de l’exhortation Amoris Laetitia. Ses propos sont frappants de cohérence et de fidélité à l’Évangile et à la foi catholique. Son intervention démontre une fois de plus la fidélité de Mgr Schneider à sa mission d’évêque.

« Prêche la parole à temps et à contre-temps » (2 Tim 4, 2)

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Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie? Entretien avec Mgr Athanasius Schneider

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Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie?

Entretien avec Mgr Athanisus Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan.

Pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

Pourquoi le mode de réception de la communion est très important ?

Le mode de distribution de la communion ne doit pas être considéré comme secondaire. Avoir la foi en la réalité de la sainte communion c’est croire en la présence réelle substantielle de notre Sauveur Jésus-Christ avec toute Sa divinité dans une petite hostie.
Dieu S’est incarné et l’Eucharistie est l’expression la plus grande de l’Incarnation de Dieu. Nous devons prendre très au sérieux la présence de notre Dieu incarné dans le mystère eucharistique, et pour cette raison D c’est une conséquence logique D je dois traiter notre Dieu incarné d’un mode qui est digne de la divinité de Dieu.

Quelles sont les 4 raisons qui militent pour un retour à la communion sur les lèvres?

  1. C’est une exigence de notre foi catholique : traiter Notre-Seigneur, Sa présence réelle avec une correspondance avec notre foi catholique, une correspondance entre la foi et le geste, le rite extérieur. C’est une exigence nécessaire. La manière de traiter Notre-Seigneur, la sainte communion, a aussi une influence très forte dans ma foi. Si je traite la sainte hostie comme un biscuit, un bonbon, avec le temps, ma foi change et ma psychologie change aussi avec moi.
  2. Nous devons avoir un mode extérieur très respectueux, très sacré, clairement différent, du mode pour prendre de la nourriture ordinaire.
  3. Personne ne peut nier que pendant la distribution de la communion directement dans la main, il y a une perte très grande de parcelles eucharistiques qui tombent puis sont écrasées sous les pieds, c’est un fait réel. Personne ne peut nier, c’est un fait évident et horriblement grave.
  4. L’autre aspect est le vol d’hosties consacrées. Il y a aujourd’hui dans le monde presque un business de vols d’hosties sacrées. Et ce mode de prendre la communion dans la main facilite ce vol d’hosties sacrées. Comment pouvons-nous être tellement négligents avec cette réalité. Beaucoup de personnes protègent bien leur trésor, leur maison, leur argent et tous leurs biens, mais NotreDSeigneur a moins de valeur que le trésor le plus grand de leur vie. Il n’est pas protégé suffisamment et c’est très grave le vol d’hosties, pour commettre des actes de blasphème, des actes sataniques, etc.

Certaines personnes justifient la communion dans la main en expliquant qu’elle existait déjà dans les premiers temps de l’Eglise ?

Dans les premiers siècles, la sainte communion était reçue dans la main mais d’une façon différente. Il n’était pas permis de toucher avec les doigts la sainte communion et elle était reçue seulement dans la main droite et puis le fidèle devait faire une inclination profonde et prendre directement avec la bouche la sainte communion, puis purifier sa paume avec la langue pour éviter la perte de parcelles eucharistiques. Avant, la paume de la main était purifiée et la main était lavée. Il n’y avait pas ce geste comme pour de la nourriture ordinaire : je prends avec deux doigts un bonbon, un biscuit que je mets moi-même dans ma bouche.

Les dames ne recevaient pas la sainte communion directement sur la main mais sur une espèce de linge blanc, appelé « dominical » ou « corporal ». Les dames recevaient avec inclination dans la bouche la sainte communion, et après le linge était purifié pour éviter la perte de parcelles.

Dans ces temps anciens, le fidèle ne recevait pas la sainte communion souvent, une fois ou deux par an. Quand on fait un rite très rare, on le fait avec plus de révérence, de respect. Aujourd’hui, tout le monde reçoit la communion chaque dimanche, c’est bon mais souvent sans la préparation nécessaire, spirituelle, et puis aussi psychologique, extérieure. Le mode de communion dans la main facilite cette négligence psychologique.

Puis l’Eglise a décidé de donner la sainte communion directement dans la bouche parce qu’elle avait reconnu que ce mode est plus sûr, plus clair, plus sûr, spécialement pour éviter la perte des parcelles. Après quelques siècles, au moyen0âge, l’Eglise a encouragé de recevoir la sainte communion même à genoux. Donc nous pouvons observer cette évolution très organique guidée par le Saint Esprit.

La communion dans la main a été introduite il y a 40 ans environ. Maintenant nous pouvons observer les conséquences dans la communion de la main, cette diminution du respect extérieur, la perte en même temps de la foi intégrale catholique, de la présence réelle et aussi de la transsubstantiation. Ce mode moderne n’a jamais existé dans l’histoire de l’Eglise, de prendre de la main gauche et prendre avec ses propres doigts et de mettre dans sa bouche soiDmême. C’est une espèce d’auto-communion. Cela n’avait jamais existé ! Ce mode a été inventé, pratiqué par les communautés calvinistes. Déclarer que ce mode est de l’Eglise ancienne, c’est faux, c’est une erreur.

Pourquoi le mode de réception de la communion est pour vous à l’origine de la crise de l’Église ?

Parce que la Sainte Eucharistie est le cœur de l’Eglise. L’Eglise est édifiée continuellement à partir de l’Eucharistie. La situation de la santé spirituelle de l’Eglise aujourd’hui est très grave, est très faible, à cause du cœur de l’Eglise et l’Eucharistie est traitée d’un mode horriblement indigne.
Nous devons prier pour cette intention que le SaintDEsprit illumine le pape de nous donner une mesure, un décret très clair de protéger NotreDSeigneur. Si nous prenons au sérieux Notre-Seigneur incarné, Notre-Seigneur eucharistique, il y aura un vrai renouvellement, une vraie Pentecôte de l’église, des nouveaux fruits du Saint Esprit.

Bibliographie – Pour aller plus loin :

– « Corpus Christi » – Mgr Athanasius Schneider – Editions Contretemps

– « Mediator Dei » – « Sur la sainte Liturgie » D Pie XII – 20 novembre 1947 D Editions Tequi

– « La communion sur la langue, une pratique qui s’impose ! » – Père Paul Cocard – Editions DMM

 

Source: Notre-Dame de Chrétienté

 

> Traduction de l’entretien en espagnol – Leer en español

Rendre témoignage à la vérité: l’homélie de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Sermon en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque d’Asie centrale, prononcé au cours de la Messe pontificale au faldistoire qu’il a célébrée le dimanche 17 janvier 2016 en l’église Saints-Jean-et-Étienne aux Minimes, à Bruxelles, à l’invitation de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre.

 

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
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« Le trésor divin de l’Eucharistie » : la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence de Monseigneur Athanasius Schneider à Bruxelles, samedi 16 janvier 2016.

Mgr Athanasius Schneider est un évêque auxiliaire d’Asie centrale connu pour avoir écrit le célèbre livre « Dominus est » sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, traduit en plusieurs langues et publié par la Libreria Editrice Vaticana sur décision du Pape Benoît XVI.

La conférence s’est tenue à la Maison Saint-Paul, apostolat de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Bruxelles.

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
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« La foi et le martyre »: la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, vendredi 15 janvier 2015 à Bruxelles.
Monseigneur Schneider est l’auteur du célèbre livre «Dominus est», traduit en plusieurs langues, sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, que le Pape Benoît XVI a fait publier par la Libreria Editrice Vaticana.

L’enregistrement est interrompu accidentellement moins de cinq minutes avant la fin de la conférence.

 

Photo: Diane Korzeniewski 2009
Enregistrement : Espérance Nouvelle 2016
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