L’évangélisation, la vraie : vers l’éternité !

Quelques petites corrections. La citation concernant les « flocons de neige » est généralement attribuée à Sainte Thérèse d’Avila (ce qui n’empêche pas que Sainte Thérèse de Lisieux l’ait peut-être reprise). Le vénérable Fulton Sheen n’était pas Cardinal de New York, mais bien évêque de Rochester puis archevêque titulaire de Newport. Enfin, le jugement particulier consiste à être jugé avec justice par Jésus-Christ sur les 10 commandements, c’est-à-dire sur la foi, sur l’amour de Dieu et sur l’amour du prochain pour l’amour de Dieu.

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L’amitié sans faille, terreau de l’évangélisation

Les cloches sonneront-elles encore demain ? C’est notre défi qui relève de l’urgence.
C’est ainsi que je terminai un récent billet  en reprenant le titre du dernier livre de Philippe de Villiers. Ce défi concerne bien évidemment le pape et les évêques, mais aussi et d’abord nos petites communautés, là où nous sommes acteurs.

Le pape Benoît XVI dans son livre Le sel de la Terre nous dit :

« L’Église prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Église des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre. »

Cette vision prophétique de maintenir « des îlots, des oasis » où l’on peut dire de ceux qui y vivent « voyez comme ils s’aiment, ce sont des chrétiens » est à notre portée. Le prix à payer en est modeste, et grâce à notre bonne entente l’Esprit Saint se chargera seul de l’évangélisation à notre entour.

Nous autres catholiques, sommes coincés entre la République et l’Islam. (…) Il y a le feu à la baraque et nous n’avons vraiment plus les moyens à nous entre-déchirer en conflits divers et variés comme des enfants gâtés. Garder ses convictions sans manquer à la charité, qu’elles soient politiques, liturgiques (!) ou autres est bien sûr possible.

C’est sur l’amour que nous serons jugés, sur terre et… au Ciel !

François Charbonnier
10/12/2016

 

« Sous l’égide de la Vierge qui écrase le dragon, les chrétiens qui prient véritablement et qui s’aiment dans le Christ se donneront la main, comme des frères, par-dessus les flots déchaînés d’un monde qui a renié Dieu et qui est en train de détruire l’homme. Unis par la prière et l’amitié, aussi contrecarrés soient-ils par la pression générale, ils arriveront à maintenir ou à reconstituer une sorte de milieu temporel vraiment civilisé, suffisant pour permettre aux âmes de bonne volonté de ne pas aller à la dérive et se perdre sans retour mais de rester fermes et vivantes, de poursuivre leur chant intérieur, de célébrer sans cesse l’amour et la beauté de Dieu à travers les épreuves de l’exil », prophétise admirablement le Père Calmel.
« L’Église prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Église des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre. »

Joseph Cardinal Ratzinger – Le sel de la Terre

Source : Saint Michel de Rolleboise

Grâce unique, c’est de nous qu’il dépend que la Parole éternelle retentisse ou ne retentisse pas

Nous qui ne sommes rien, qui ne durons pas,Ste Jeanne d'ARc.jpg
Qui ne durons autant dire rien
(Sur terre)
C’est insensé, c’est encore nous qui sommes chargées de conserver et de nourrir éternelles
Sur terre,
Les paroles dites, la parole de Dieu.

Mystère, danger, bonheur, malheur, grâce de Dieu, choix unique,
responsabilité effrayante, misère, grandeur de notre vie,
nous créatures éphémères c’est à dire qui ne passons qu’un jour.
qui ne durons qu’un jour,
pauvres femmes viagères qui travaillons comme des mercenaires,
qui ne s’arrêtent dans un pays que pour faire la moisson seulement ou la vendange,
qui s’embauchent pour une paye pour quinze jour trois semaines seulement,
et qui aussitôt après repartent par la route,
sur le chemin,
tournent au coin des peupliers,
nous simples voyageurs, pauvres voyageurs, fragiles voyageurs,
voyageurs précaires,
chemineaux éternels,
qui entrons dans la vie et aussitôt qui sortons,
comme des chemineaux entrent dans une ferme pour un repas seulement,
pour une miche de pain et pour un verre de vin,
nous débiles, nous fragiles, nous précaires, nous indignes, nous infirmes,
nous autres bergères, nous légères, nous passagères, nous viagères,
(mais non pas, nullement étrangères,)
grâce unique, (risque de quelle disgrâce ?)
Fragiles c’est de nous qu’il dépend que la parole éternelle
Retentisse ou ne retentisse pas.

Dans des cœurs charnels, voilà, mon enfant, ce que les anges ne connaissent pas,
Autrement que par ouï-dire,
Mais eux-mêmes ils ne l’ont pas éprouvé,
Dans des cœurs charnels, dans des cœurs précaires, dans des cœurs viagers,
Dans des cœurs qui se brisent
Une parole est conservée, est nourrie
Qui ne se brisera éternellement pas.
Dans des cœurs fragiles une parole qui se retrouvera toujours.

C’est pour cela, mon enfant, pour cela même,
(Tu t’y reconnais, tu t’y retrouves,)
C’est pour cela qu’il faut que France, que chrétienté continue :
Pour que la parole éternelle ne retombe pas morte dans un silence,
Dans un vide charnel.

C’est donc pour cela même,
(Nous y revenons, mon enfant, tu reconnais le chemin,)
C’est précisément pour cela,
C’est pour cela même, c’est juste pour cela,
Que rien de tout cela,
Et même rien de tout,
(Ainsi, en cela, par cela, par le jeu de cela,)
Que absolument rien de tout
Ne tient que par la jeune
Espérance,
Par celle qui recommence toujours et qui promet toujours,
Qui garantit tout.
Qui garantit demain à aujourd’hui et ce soir et ce midi à ce matin,
Et la vie à la vie et l’éternité même au temps.

Extrait de : Péguy, Ch. Le porche du mystère de la deuxième vertu. Paris. Gallimard. s.d. 127-130

[Audio] « La conversion des musulmans »: conférence de l’abbé Guy Pagès

Conférence de l’abbé Guy Pagès à Bruxelles le 26 janvier 2016 : « La conversion des musulmans ». L’abbé Pagès explique pourquoi il est important d’annoncer l’Évangile aux musulmans, et ce qu’il faut savoir pour le faire. Quels sont les obstacles à l’évangélisation des musulmans, et comment les surmonter ?

L’abbé Guy Pagès a été ordonné prêtre en 1994 pour le diocèse de Paris. Il a été missionnaire en République islamique de Djibouti et vit actuellement à Paris où il exerce un apostolat pour l’évangélisation des musulmans.

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Enregistrement: Espérance Nouvelle
Image: Espérance Nouvelle