TV Libertés : Mgr Schneider s’exprime sur Amoris Laetitia et sur les « dubia » des quatre cardinaux

La chaîne de télévision indépendante en ligne TV Libertés a reçu sur son plateau Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, qui s’est exprimé en français sur la réception controversée et sur les interprétations de l’exhortation Amoris Laetitia. Ses propos sont frappants de cohérence et de fidélité à l’Évangile et à la foi catholique. Son intervention démontre une fois de plus la fidélité de Mgr Schneider à sa mission d’évêque.

« Prêche la parole à temps et à contre-temps » (2 Tim 4, 2)

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Lettre de Mgr Schneider en défense des quatre cardinaux fidèles, auteurs des questions au Pape sur Amoris Laetitia

Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a publié le 23 novembre 2016, en anglais, une lettre en défense des quatre cardinaux qui ont adressé au Souverain Pontife des questions à propos de l’interprétation d’Amoris Laetitia. Mgr Schneider est connu pour son livre célèbre sur la réception de la sainte communion, que le pape Benoît XVI avait décidé en 2008 de faire publier par la Libreria Editrice Vaticana, la maison d’édition officielle du Saint-Siège.

Il est bon de rappeler que la procédure classique des « dubia » à laquelle ont eu recours les quatre cardinaux consiste à « soumettre des doutes » en matière doctrinale au jugement du Pape, et non à « mettre en doute » le Pape ou un document de sa main, comme l’ont insinué malhonnêtement plusieurs journalistes et ecclésiastiques. La démarche des quatre cardinaux consistait formellement à « poser des questions » au Pape sur Amoris Laetitia et son interprétation correcte, cinq questions précisément, et non à le « mettre en question », comme le suggèrent les mêmes insinuations malicieuses. C’est ce qu’ont clairement rappelé les quatre cardinaux dans une note explicative publiée en même temps que les cinq questions : « Les ‘dubia’ (mot latin signifiant : ‘doutes’) sont des questions formelles posées au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et qui demandent des éclaircissements à propos de sujets particuliers concernant la doctrine ou la pratique. La particularité de ces questions est qu’elles sont formulées de telle sorte qu’elles demandent comme réponse un « oui » ou un « non », sans argumentation théologique. Cette manière de s’adresser au Siège Apostolique n’est pas une invention de notre part ; c’est une pratique séculaire.« 

Interpréter la formulation de simples questions adressées au chef comme un acte de rébellion menaçant l’ordre et la paix est une attitude caractéristique d’un régime tyrannique totalitaire, ce que l’Église n’est pas et ne devrait pas être. En posant ces questions en vue d’une clarification sur certains aspects d’Amoris Laetitia qui font actuellement de facto l’objet d’interprétations diverses et contradictoires de la part des évêques du monde entier, les quatre cardinaux fidèles agissent selon la droite conscience de successeurs des Apôtres au service de Dieu et de l’Église. C’est ce qu’explique la lettre de Mgr Schneider, avec de nombreux exemples et citations à l’appui, tirés de l’histoire de l’Église, des Pères et Docteurs de l’Église, et de la Sainte Écriture. Nous en présentons ici la traduction française réalisée par Jeanne Smits.

Par Athanasius Schneider
évêque auxiliaire d’Astana
23 novembre 2016

« Nous ne pouvons rien faire contre la vérité, mais seulement pour la vérité. » (2 Cor. 13: 8)

La voix prophétique de Quatre Cardinaux de la Sainte Eglise catholique romaine

Mus par une profonde préoccupation pastorale, quatre Cardinaux de la Sainte Eglise catholique romaine, Son Eminence Joachim Meisner, archevêque émérite de Cologne (Allemagne), Son Eminence Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne (Italie), Son Eminence Raymond Leo Burke, Patron de l’Ordre militaire souverain de Malte, et Son Eminence Walter Brandmüller, président émérite de la Commission pontificale des sciences historiques, ont publié le 14 novembre 2016 le texte de cinq questions, appelées dubia ( le mot latin signifiant « doutes ») que préalablement, le 19 septembre 2016, ils avaient adressées au Saint-Père et au Cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, accompagnées d’une lettre. Les Cardinaux demandent au pape François de mettre fin au « grave désarroi » et à la « grave confusion » à propos de l’interprétation et de l’application pratique – en particulier du chapitre 8 – de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia et ses passages relatifs à l’accès des divorcés remariés aux sacrements, et à l’enseignement moral de l’Eglise.

Dans leur déclaration, qui a pour titre Faire la clarté. Problèmes non résolus posés par Amoris lætitia, les Cardinaux affirment que « pour beaucoup de personnes – des évêques, des prêtres de paroisse, des fidèles – ces paragraphes font allusion à, voire enseignent de manière explicite, un changement dans la discipline de l’Eglise en ce qui concerne les divorcés qui vivent au sein d’une nouvelle union. » En s’exprimant ainsi, les Cardinaux ont simplement mis en évidence des faits réels de la vie de l’Eglise. Ces faits sont attestés par des orientations pastorales de la part de plusieurs diocèses et par des déclarations publiques de certains évêques et cardinaux, affirmant que dans certains cas, des catholiques divorcés et remariés peuvent accéder à communion alors même qu’ils continuent d’user des droits réservés par la loi divine aux époux validement mariés.

En publiant un appel à la clarté dans une matière qui touche simultanément à la vérité et à la sainteté des trois sacrements du mariage, de la pénitence et de l’Eucharistie, les Quatre Cardinaux n’ont fait que remplir leur devoir fondamental d’évêques et de cardinaux, qui consiste à contribuer activement afin que la révélation transmise à travers les apôtres puisse être gardée comme sacrée et interprétée fidèlement. Le concile Vatican II a spécialement rappelé tous les membres du collège des évêques, en tant que successeurs légitimes des apôtres, « de par l’institution et le précepte du Christ, à cette sollicitude qui est, pour l’Eglise universelle, éminemment profitable, même si elle ne s’exerce pas par un acte de juridiction. Tous les évêques, en effet, doivent promouvoir et servir l’unité de la foi et la discipline commune de l’ensemble de l’Eglise » (Lumen Gentium, 23 ; cf. également Christus Dominus, 5-6).

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Texte original en anglais

 

By Bishop Athanasius Schneider
Special to Rorate Caeli
November 23, 2016
“We cannot do anything against the truth, but only for the truth” (2 Cor. 13: 8)
A Prophetic Voice of Four Cardinals of the Holy Roman Catholic Church
Out of “deep pastoral concern,” four Cardinals of the Holy Roman Catholic Church, His Eminence Joachim Meisner, Archbishop emeritus of Cologne (Germany), His Eminence Carlo Caffarra, Archbishop emeritus of  Bologna (Italy), His Eminence Raymond Leo Burke, Patron of the Sovereign Military Order of Malta, and His Eminence Walter Brandmüller, President emeritus of the Pontifical Commission of Historical Sciences, have published on November 14, 2016, the text of five questions, called dubia (Latin for “doubts”), which previously on September 19, 2016, they sent to the Holy Father and to Cardinal Gerhard Müller, prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, along with an accompanying letter. The Cardinals ask Pope Francis to clear up “grave disorientation and great confusion” concerning the interpretation and practical application, particularly of chapter VIII, of the Apostolic Exhortation Amoris Laetitia and its passages relating to admission of remarried divorcees to the sacraments and the Church’s moral teaching.
In their statement entitled “Seeking Clarity: A Plea to Untie the Knots in Amoris Laetitia,” the Cardinals say that to “many — bishops, priests, faithful — these paragraphs allude to or even explicitly teach a change in the discipline of the Church with respect to the divorced who are living in a new union.” Speaking so, the Cardinals have merely stated real facts in the life of the Church. These facts are demonstrated by pastoral orientations on behalf of several dioceses and by public statements of some bishops and cardinals, who affirm that in some cases divorced and remarried Catholics can be admitted to Holy Communion even though they continue to use the rights reserved by Divine law to validly married spouses.
In publishing a plea for clarity in a matter that touches the truth and the sanctity simultaneously of the three sacraments of Marriage, Penance, and the Eucharist, the Four Cardinals only did their basic duty as bishops and cardinals, which consists in actively contributing so that the revelation transmitted through the Apostles might be guarded sacredly and might be faithfully interpreted. It was especially the Second Vatican Council that reminded all the members of the college of bishops as legitimate successors of the Apostles of their obligation, according to which “by Christ’s institution and command they have to be solicitous for the whole Church, and that this solicitude, though it is not exercised by an act of jurisdiction, contributes greatly to the advantage of the universal Church. For it is the duty of all bishops to promote and to safeguard the unity of faith and the discipline common to the whole Church” (Lumen gentium, 23; cf. also Christus Dominus, 5-6).
In making a public appeal to the Pope, bishops and cardinals should be moved by genuine collegial affection for the Successor of Peter and the Vicar of Christ on earth, following the teaching of Vatican Council II (cf. Lumen gentium, 22); in so doing they render « service to the primatial ministry » of the Pope (cf. Directory for the Pastoral Ministry of Bishops, 13).

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Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie? Entretien avec Mgr Athanasius Schneider

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Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie?

Entretien avec Mgr Athanisus Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan.

Pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

Pourquoi le mode de réception de la communion est très important ?

Le mode de distribution de la communion ne doit pas être considéré comme secondaire. Avoir la foi en la réalité de la sainte communion c’est croire en la présence réelle substantielle de notre Sauveur Jésus-Christ avec toute Sa divinité dans une petite hostie.
Dieu S’est incarné et l’Eucharistie est l’expression la plus grande de l’Incarnation de Dieu. Nous devons prendre très au sérieux la présence de notre Dieu incarné dans le mystère eucharistique, et pour cette raison D c’est une conséquence logique D je dois traiter notre Dieu incarné d’un mode qui est digne de la divinité de Dieu.

Quelles sont les 4 raisons qui militent pour un retour à la communion sur les lèvres?

  1. C’est une exigence de notre foi catholique : traiter Notre-Seigneur, Sa présence réelle avec une correspondance avec notre foi catholique, une correspondance entre la foi et le geste, le rite extérieur. C’est une exigence nécessaire. La manière de traiter Notre-Seigneur, la sainte communion, a aussi une influence très forte dans ma foi. Si je traite la sainte hostie comme un biscuit, un bonbon, avec le temps, ma foi change et ma psychologie change aussi avec moi.
  2. Nous devons avoir un mode extérieur très respectueux, très sacré, clairement différent, du mode pour prendre de la nourriture ordinaire.
  3. Personne ne peut nier que pendant la distribution de la communion directement dans la main, il y a une perte très grande de parcelles eucharistiques qui tombent puis sont écrasées sous les pieds, c’est un fait réel. Personne ne peut nier, c’est un fait évident et horriblement grave.
  4. L’autre aspect est le vol d’hosties consacrées. Il y a aujourd’hui dans le monde presque un business de vols d’hosties sacrées. Et ce mode de prendre la communion dans la main facilite ce vol d’hosties sacrées. Comment pouvons-nous être tellement négligents avec cette réalité. Beaucoup de personnes protègent bien leur trésor, leur maison, leur argent et tous leurs biens, mais NotreDSeigneur a moins de valeur que le trésor le plus grand de leur vie. Il n’est pas protégé suffisamment et c’est très grave le vol d’hosties, pour commettre des actes de blasphème, des actes sataniques, etc.

Certaines personnes justifient la communion dans la main en expliquant qu’elle existait déjà dans les premiers temps de l’Eglise ?

Dans les premiers siècles, la sainte communion était reçue dans la main mais d’une façon différente. Il n’était pas permis de toucher avec les doigts la sainte communion et elle était reçue seulement dans la main droite et puis le fidèle devait faire une inclination profonde et prendre directement avec la bouche la sainte communion, puis purifier sa paume avec la langue pour éviter la perte de parcelles eucharistiques. Avant, la paume de la main était purifiée et la main était lavée. Il n’y avait pas ce geste comme pour de la nourriture ordinaire : je prends avec deux doigts un bonbon, un biscuit que je mets moi-même dans ma bouche.

Les dames ne recevaient pas la sainte communion directement sur la main mais sur une espèce de linge blanc, appelé « dominical » ou « corporal ». Les dames recevaient avec inclination dans la bouche la sainte communion, et après le linge était purifié pour éviter la perte de parcelles.

Dans ces temps anciens, le fidèle ne recevait pas la sainte communion souvent, une fois ou deux par an. Quand on fait un rite très rare, on le fait avec plus de révérence, de respect. Aujourd’hui, tout le monde reçoit la communion chaque dimanche, c’est bon mais souvent sans la préparation nécessaire, spirituelle, et puis aussi psychologique, extérieure. Le mode de communion dans la main facilite cette négligence psychologique.

Puis l’Eglise a décidé de donner la sainte communion directement dans la bouche parce qu’elle avait reconnu que ce mode est plus sûr, plus clair, plus sûr, spécialement pour éviter la perte des parcelles. Après quelques siècles, au moyen0âge, l’Eglise a encouragé de recevoir la sainte communion même à genoux. Donc nous pouvons observer cette évolution très organique guidée par le Saint Esprit.

La communion dans la main a été introduite il y a 40 ans environ. Maintenant nous pouvons observer les conséquences dans la communion de la main, cette diminution du respect extérieur, la perte en même temps de la foi intégrale catholique, de la présence réelle et aussi de la transsubstantiation. Ce mode moderne n’a jamais existé dans l’histoire de l’Eglise, de prendre de la main gauche et prendre avec ses propres doigts et de mettre dans sa bouche soiDmême. C’est une espèce d’auto-communion. Cela n’avait jamais existé ! Ce mode a été inventé, pratiqué par les communautés calvinistes. Déclarer que ce mode est de l’Eglise ancienne, c’est faux, c’est une erreur.

Pourquoi le mode de réception de la communion est pour vous à l’origine de la crise de l’Église ?

Parce que la Sainte Eucharistie est le cœur de l’Eglise. L’Eglise est édifiée continuellement à partir de l’Eucharistie. La situation de la santé spirituelle de l’Eglise aujourd’hui est très grave, est très faible, à cause du cœur de l’Eglise et l’Eucharistie est traitée d’un mode horriblement indigne.
Nous devons prier pour cette intention que le SaintDEsprit illumine le pape de nous donner une mesure, un décret très clair de protéger NotreDSeigneur. Si nous prenons au sérieux Notre-Seigneur incarné, Notre-Seigneur eucharistique, il y aura un vrai renouvellement, une vraie Pentecôte de l’église, des nouveaux fruits du Saint Esprit.

Bibliographie – Pour aller plus loin :

– « Corpus Christi » – Mgr Athanasius Schneider – Editions Contretemps

– « Mediator Dei » – « Sur la sainte Liturgie » D Pie XII – 20 novembre 1947 D Editions Tequi

– « La communion sur la langue, une pratique qui s’impose ! » – Père Paul Cocard – Editions DMM

 

Source: Notre-Dame de Chrétienté

 

> Traduction de l’entretien en espagnol – Leer en español

Rendre témoignage à la vérité: l’homélie de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Sermon en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque d’Asie centrale, prononcé au cours de la Messe pontificale au faldistoire qu’il a célébrée le dimanche 17 janvier 2016 en l’église Saints-Jean-et-Étienne aux Minimes, à Bruxelles, à l’invitation de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre.

 

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
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« Le trésor divin de l’Eucharistie » : la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence de Monseigneur Athanasius Schneider à Bruxelles, samedi 16 janvier 2016.

Mgr Athanasius Schneider est un évêque auxiliaire d’Asie centrale connu pour avoir écrit le célèbre livre « Dominus est » sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, traduit en plusieurs langues et publié par la Libreria Editrice Vaticana sur décision du Pape Benoît XVI.

La conférence s’est tenue à la Maison Saint-Paul, apostolat de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Bruxelles.

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
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« La foi et le martyre »: la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, vendredi 15 janvier 2015 à Bruxelles.
Monseigneur Schneider est l’auteur du célèbre livre «Dominus est», traduit en plusieurs langues, sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, que le Pape Benoît XVI a fait publier par la Libreria Editrice Vaticana.

L’enregistrement est interrompu accidentellement moins de cinq minutes avant la fin de la conférence.

 

Photo: Diane Korzeniewski 2009
Enregistrement : Espérance Nouvelle 2016
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