Dévotion au Sacré-Coeur de Jésus

Sacro_Cuore_di_Gesu_AI.jpgLe Christ révèle à sainte Marguerite-Marie Alacoque, le 27 décembre 1673, que « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre… »

En juin 1675, Il s’adresse à elle en ces termes : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour.
Je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels.

Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu’il lui soit rendu…
Fais savoir au fils ainé de mon Sacré-Cœur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Cœur adorable. Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Église.

Mon Père veut se servir du roi pour l’exécution de son dessein, qui est la construction d’un édifice public où serait placé le tableau de mon Cœur pour y recevoir les hommages de toute la France ».

Il faudra attendre 1870 : la guerre éclate entre la France et l’Allemagne ; la défaite militaire française ne tarde pas, suivie de l’occupation d’une partie du pays par les troupes allemandes. Alexandre Legentil, député sous Louis-Philippe, et son beau-frère, Hubert Rohault de Fleury, font vœu de construire une église consacrée au Cœur du Christ, en réparation et pénitence pour les fautes commises par les Français : « Pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. » Pendant la première guerre mondiale, en réponse à la demande adressée par sainte Marguerite Marie, en 1675, plus de douze millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Cœur de Jésus furent portés par les soldats, les régiments, etc. En 1917, la République a interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Cœur et le port du Sacré Cœur. Dans une lettre aux pèlerins de Paray, en 1999, saint Jean Paul II « invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Cœur de Jésus, en l’adaptant à notre temps, pour qu’ils ne cessent d’accueillir ses insondables richesses, qu’ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints. »

 

Source : L’Evangile au quotidien

> La dévotion au Sacré-Coeur

> Neuvaine au Cœur Sacré de Jésus

L’esprit de renoncement est la base de la vie chrétienne (Cardinal Pie)

« Nous vous l’avons dit plusieurs fois, Nos Très Chers Frères, et nous vous le répétons maintenant les larmes aux yeux : beaucoup d’hommes parmi nous sont ennemis de la Croix de Jésus-Christ ; pour eux le terme fatal sera la damnation ; leur Dieu, c’est leur ventre ; et n’ayant de goût que pour ce qui est charnel et terrestre, ils placent leur gloire dans ce qui fait leur confusion (Philipp. III, 18, 19) ». Cette opposition, cette aversion pour la croix, cette idolâtrie de soi-même, de ses aises, de ses jouissance de toute espèce, ce culte effronté du plaisir du plaisir et de l’intérêt privé, c’est le principe de tous nos maux, c’est la racine de tous les désordres, c’est la source intarissable d’où dérivent toutes les calamités de notre temps et de notre société. Aussi ne saurions-nous résister à l’impulsion intérieure de la conscience et du devoir., et venons-nous vous parler aujourd’hui d’une vertu sans laquelle on n’est pas chrétien, et qui pourtant est à peine connue de la plupart de ceux qu’on appelle chrétiens : nous venons vous parler de l’esprit de renoncement et du sacrifice, et pour mieux dire encore, de l’esprit du crucifiement.

L’esprit de renoncement est la base de la vie chrétienne.

Et si vous m’arrêtez dès ce premier début, en m’objectant que notre siècle est trop positif pour prendre goût à ces perfections mystiques qui ont saintement passionné les âmes à d’autres époques, je vous réponds avec assurance que le Calvaire aussi est un fait et un principe trop positif, et qui occupe une trop grande place dans l’économie du christianisme pour qu’il nous soit loisible de le renverser afin d’accommoder la morale de son adorable victime aux mœurs amollies et aux tendances dépravées de notre temps ; et je vous affirme que l’Évangile ne se laissera point réformer par l’esprit de ce siècle, mais que c’est le siècle qui doit se réformer, jusqu’à ce qu’il retrouve d’accord avec ce code invariable au terme duquel l’abnégation de soi, la mortification de la chaire forme la base la plus fondamentale et la plus nécessaire de la vie chrétienne. J’ajouterais que la félicité publique ne s’entretient que par ces mêmes vertus qui nous rendent conformes au divin modèle, et que la société humaine est impossible sans ce même esprit de sacrifice qui nous fait marcher sur les traces de Jésus-Christ.

Car, sachons-le bien, Nos Très Chers Frères, le christianisme n’est autre que la vie de Jésus-Christ reproduite dans ses disciples. Qui dit chrétien, dit un autre Christ : Christianus, alter Christus. Or, ouvrez l’Évangile, et voyez ce qu’est Jésus-Christ, c’est une crèche pauvre ; c’est une croix douloureuse ; c’est, entre cette crèche et cette croix, trente années d’abnégation et de sacrifice. Jésus-Christ, c’est la lutte à mort contre la chair, contre le péché ; c’est la guerre à outrance contre le monde. Certes, un tel exemple est assez éloquent, et il semble que l’Homme-Dieu n’avait plus besoin de paroles pour établir sa doctrine.
Cependant, écoutez cet oracle du Maître : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, qu’il porte sa croix et qu’il me suive. » (Mt XVI, 24) Les évangélistes ne différent dans la reproduction de cette sentence solennelle que pour y ajouter plus de poids : « Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il se renie lui-même », est-il dit dans saint Marc (Mc VIII, 34), « Et qu’il porte sa croix tous les jours », ajoute saint Luc (Lc IX, 23). Le Maître continue : « Celui qui ne prend pas sa croix pour me suivre n’est pas digne de moi (Mt X, 38) » ; et ailleurs : « Et si quelqu’un ne porte pas le fardeau de sa croix à ma suite, il ne peut pas être mon disciple (Lc XIV, 27) ». Avouons-le, Nos Très Chers Frères, de semblables paroles ne veulent pas de commentaire ; et les raisonnements les plus spécieux de l’égoïsme et du sensualisme ne prévaudront jamais contre elles. Le chemin de quiconque veut suivre Jésus-Christ, de quiconque veut se rendre digne de Jésus-Christ, de quiconque veut être disciple de Jésus-Christ, c’est le chemin du renoncement à soi-même, c’est le chemin de l’immolation, c’est le chemin du Calvaire. Il n’y aura jamais d’autre christianisme que celui qui a été ainsi défini par son auteur.

Et d’ailleurs, quel est le fond de la morale chrétienne, et ne repose-t-elle pas manifestement tout entière sur la pratique du crucifiement, comme tout le dogme repose sur le mystère de la croix ? La doctrine de Jésus-Christ, envisagée dans ses caractères principaux, c’est la pénitence, c’est la pureté, c’est la charité. Or, ces vertus ne sont-elles pas absolument incompatibles avec l’immortification, la sensualité, l’égoïsme, et n’est-il pas évident qu’elles ne peuvent exister qu’autant que l’esprit prévaut sur la chair et que l’intérêt particulier se tait pour faire place au dévouement ? Prenez l’un après l’autre tous les devoir du chrétien, et vous reconnaîtrez qu’il n’en est pas un seul qui ne présuppose l’accomplissement du précepte premier de Jésus-Christ : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce, qu’il se renie soi-même ; qu’il prenne sa croix, qu’il la porte tous les jours et qu’il me suive. »

Extrait de « Instruction pastorale sur l’esprit de renoncement et de sacrifice » (Card Pie, Discours Choisis. Bruxelles : De Lannoy. 1924. 9-12)

> Autres extraits de l’Instruction pastorale sur l’esprit de renoncement et de sacrifice du Cardinal Pie

L’évangélisation, la vraie : vers l’éternité !

Quelques petites corrections. La citation concernant les « flocons de neige » est généralement attribuée à Sainte Thérèse d’Avila (ce qui n’empêche pas que Sainte Thérèse de Lisieux l’ait peut-être reprise). Le vénérable Fulton Sheen n’était pas Cardinal de New York, mais bien évêque de Rochester puis archevêque titulaire de Newport. Enfin, le jugement particulier consiste à être jugé avec justice par Jésus-Christ sur les 10 commandements, c’est-à-dire sur la foi, sur l’amour de Dieu et sur l’amour du prochain pour l’amour de Dieu.

> Sur le jugement particulier

> Sur les fins dernières

Les exercices spirituels de Saint Ignace prêchés par un jésuite argentin

Les exercices spirituels de Saint Ignace prêchés en espagnol par le R.P. Marcos Pizzariello, S.J.

El padre Marcos Pizzariello nació en Buenos Aires el 30 de agosto de 1907 y, joven aún, ingresó en la Compañía de Jesús el 4 de diciembre de 1927. En el Colegio Máximo de San Miguel obtuvo los títulos de licenciado en Filosofía y Teología, y el 20 de diciembre de 1941 fue ordenado sacerdote. Se especializó en la dirección espiritual de los jóvenes, primero en el Colegio del Salvador, de Buenos Aires; luego, en el Seminario Interdiocesano del Uruguay; más tarde, en el Colegio de la Inmaculada Concepción, de Santa Fe. Llevó en ello unos siete años, hasta 1955, cuando comenzó a dirigir el Secretariado de los Ejercicios Espirituales de la Compañía de Jesús.

> Será recordado el padre Pizzariello a 10 años de su muerte

> Le même enregistrement en 32 parties successives/la misma grabación en 32 partes sucesivas

Les exercices spirituels de Saint Ignace prêchés en espagnol par le R.P. Alfredo Sáenz, S.J.

Alfredo Sáenz S.J. (Buenos Aires, 1932) es un sacerdote católico argentino y miembro de la Compañía de Jesús. A los 17 años ingresó en la Compañía de Jesús, y obtuvo la licenciatura en Filosofía en el Colegio Máximo San José, de San Miguel, provincia de Buenos Aires. Fue ordenado sacerdote en 22 de diciembre de 1962. En la Universidad Pontificia romana de San Anselmo recibió el doctorado en Teología, con especialización en la Sagrada Escritura.

> Alfredo Sáenz S.J.

(No se debe confundir con – Ne pas confondre avec : Joaquín Sáenz y Arriaga S.J.)

Les exercices spirituels de Saint Ignace ont été conçus pour être réalisés dans le cadre d’une retraite en silence avec un accompagnement spirituel personnel par un prêtre. L’écoute de ces enregistrements ne peut être considérée comme équivalente à une retraite ignatienne dirigée par un prêtre présent.

> Retraite des exercices spirituels de Saint Ignace : Abbaye Saint-Joseph de Clairval

> Retraite des exercices spirituels de Saint Ignace : Fraternité Saint-Thomas-Becket

> Retraites pour enfants et pour adolescents avec Saint Ignace : Fraternité Saint-Thomas-Becket

> Retraite des exercices spirituels de Saint Ignace : Institut du Bon Pasteur

> Retraite des exercices spirituels de Saint Ignace : Fraternité Saint-Pierre

> Retraite des exercices spirituels de Saint Ignace : Communauté du Chemin Neuf

> Retiro de los ejercicios espirituales de San Ignacio de Loyola : Miles Christi

> Spiritual exercices according to Saint Ignatius of Loyola : Miles Christi

> Descargar un manual del ejercitante (facultativo)

 

La furie des féministes argentines contre le drapeau du Saint-Siège

Le 8 mars 2017, à l’occasion de la « Journée internationale des femmes » décrétée annuellement par l’ONU depuis 1977, des activistes féministes ont manifesté pour les « droits des femmes » devant la cathédrale de Buenos Aires. Pourquoi devant la cathédrale ? Il semble que contrairement à d’autres mouvements, les activistes féministes n’éprouvent aucune peine à identifier clairement les forces qui s’opposent dans le combat qu’elles mènent. Un symbole bien connu brandi par un jeune homme devant la cathédrale a mis les féministes en furie, comme en témoignent les images ci-dessous rapportées par Adelante la Fe :

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(cliquer sur l’image pour voir la vidéo)

Dans les Exercices spirituels qu’il a composés, Saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites, décrit l’affrontement universel de deux étendards : « Ici c’est, d’un côté, Jésus-Christ qui appelle tous les hommes et veut les réunir sous son étendard; de l’autre, c’est Lucifer qui les appelle sous le sien. » (Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, quatrième jour).

Outre l’agression du jeune catholique, les activistes féministes ont allumé le feu et lancé divers projectiles en direction de la cathédrale de Buenos Aires :

Les grandes revendications morales de l’idéologie féministe ont en effet été constamment condamnées par l’Église catholique comme de graves offenses contre Dieu et contre le droit naturel : contraception, avortement, éclatement des structures familiales dites « patriarcales », guerre des sexes, puis égalitarisme radical et indifférenciation sexuelle.

« Je salue particulièrement les familles de Lima et toutes les familles du Pérou, à l’intention desquelles est célébrée cette Eucharistie. Elles qui sont les « églises domestiques », comme on peut le lire dans les premiers textes chrétiens, constituent un lieu spécifique de la présence de Dieu, un lieu sanctifié par la grâce du Christ dans le sacrement. Bien chers époux, épouses, et fils de famille, renouvelez dans cette Sainte Messe votre fidélité et amour mutuel, en le basant sur le sincère amour du Christ.

Souvenez-vous, par conséquent, que le chrétien authentique a le devoir de rejeter énergiquement le divorce, l’union non sanctifiée par le sacrement, la stérilisation, la contraception, et l’avortement, qui élimine un être innocent.

Et, au contraire, le chrétien a le devoir de défendre de toute son âme l’amour indissoluble dans le mariage, la protection de la vie humaine, y compris celle de l’enfant pas encore né, et la stabilité de la famille, qui favorise l’éducation équilibrée des enfants sous l’abri de l’amour paternel et maternel mutuellement complémentaires.

Demeurez-y fidèles ! Demeurez-y fidèles !

Je vous recommande à Dieu. AMEN. »

Homélie de la Sainte Messe pour les familles, avec ordinations sacerdotales, du 3 février 1985 à Lima, au Pérou. (Traduction française ci-dessus par Espérance Nouvelle)

> Le texte complet de l’homélie sur le site du Vatican

Du Livre de la Genèse à Amoris Laetitia : une compilation chronologique de sources et de documents sur le mariage, l’adultère, et la Sainte Communion, avec quelques autres documents pertinents

Eugène Siberdt (1866-1931), Le Prophète Nathan réprimande le Roi David, détail.

Monsieur Andrew Guernsey a mis en ligne un document que Rorate Caeli propose à ses lecteurs, dans lequel sont rassemblés à la manière du Denzinger les sources et les documents de l’enseignement et de la discipline pérennes de l’Église sur le « remariage » et la question de l’accès à la Communion des adultères publics. C’est une compilation qui reprend les principales déclarations sur le sujet depuis l’aube de l’humanité jusqu’à notre époque.

Le document commence avec l’Ancien Testament, puis le Nouveau Testament, et continue ensuite chronologiquement avec les Pères de l’Église, les papes, les martyrs, les conciles, sur lesquels l’Église fonde sa doctrine immuable sur l’indissolubilité du mariage et sa norme pérenne d’exclusion des adultères de la Sainte Communion et du Sacrement de Pénitence, s’ils ne vivent pas en parfaite continence. Après l’Histoire de l’Église, le document répertorie aussi une chronologie d’interviews, d’homélies, et d’autres documents du pontificat du Pape François.

Pour consulter le document reprenant cette compilation chronologique de sources, cliquez sur l’image ci-dessous :

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D’autre part, une présentation en vis-à-vis de Familiaris Consortio et Amoris Laetitia sur les points dont l’interprétation fait débat est proposée par Infocatho dans un tableau synthétique réalisé par l’un de ses lecteurs. Ce tableau peut être consulté en cliquant sur l’image ci-dessous :

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Autres documents pertinents :

> Encyclique Veritatis Splendor (6 août 1993) : n. 56, 79, 81  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Familiaris Consortio (22 novembre 1981) : n. 84
[Anglais, Espagnol, Français, Italien, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis (22 février 2007) : n. 29
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Néerlandais, Polonais, Portugais]

> Déclaration sur la communion pour les personnes divorcées et remariées (24 juin 2000)  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

> Mgr Tarcisio Bertone (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) : À propos de la réception des documents du Magistère et du désaccord public

> Cardinal Joseph Ratzinger (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) : Sur une application souple de l’indissolubilité du mariage

> Cardinal Joseph Ratzinger (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) : À propos de quelques objections à la doctrine de l’Église concernant la réception de la Communion eucharistique de la part des fidèles divorcés remariés

Amoris Laetitia : Les ‘dubia’ des quatre cardinaux sont légitimes d’après le Cardinal Martino

(Infocatho) Amoris laetitia ne sera décidément pas passé inaperçu. Après les suppliques, les dubia, les disputatio entre théologiens, demeure le silence du Sait-Père. Mais le pape n’aime pas les déclarations qui rigidifient. C’est ainsi en tout cas que son entourage justifie le silence du Souverain Pontife. Or les dubia, par nature, appellent des réponses claires et sans ambiguïté.

Dernier petit rebondissement, le Cardinal Martino juge les dubia légitimes et estime qu’il serait juste que le pape y réponde. C’est ce qu’il a dit au journal italien La Fede Quotidianaqui l’interrogeait à ce sujet.

 « Je n’y vois rien de mal. Il est légitime en matière de doctrine d’adresser au Pape une opinion et c’est juste aussi qu’il y réponde » 

(Cath.ch/I.MEDIA) Le cardinal Renato Martino, ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix, a expliqué qu’il ne voyait rien de mal aux dubia des quatre cardinaux concernant l’exhortation apostolique Amoris laetitia.

(Chiesa) Il y a le cardinal Renato Raffaele Martino, président émérite du conseil pontifical Justice et paix, qui a déclaré, lors d’une interview accordée le 16 décembre à « La Fede Quotidiana », qu’il est « licite de faire parvenir au pape une opinion en matière de doctrine et que c’est également une bonne chose qu’il y ait une réponse », en particulier parce que ce « cas par cas » dont parle « Amoris lætitia » peut effectivement « se prêter à des interprétations douteuses » :

> Martino: « Leciti i ‘dubia’ su ‘Amoris laetitia’, giusto che il papa risponda »

(Riposte catholique) L’hebdomadaire catholique étatsunien The Wanderer a signalé, dans sa livraison du 17 décembre, l’entretien accordé la veille par le cardinal Renato Martino, ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix, au site italien La Fede Quotidiana. Interrogé sur ce qu’il pensait des dubia des quatre cardinaux, il a répondu : « Je n’y vois rien de mal. Il est légitime en matière de doctrine d’adresser au Pape une opinion et c’est juste aussi qu’il y réponde » (« Che non ci vedo nulla di male. E’ lecito in tema di dottrina rivolgere al Papa un parere ed è anche giusto rispondere »).

> LifeSiteNews : Italian cardinal defends four Cardinals: It would be ‘just’ for pope to respond

> OnePeterFive : Cardinal Martino Speaks Out in Support of the Dubia

> National Catholic Register : Cardinal Martino Defends the ‘Dubia’

> La Fede Quotidiana : Il cardinale Martino: “Leciti i dubia sulla Amoris Laetitia, giusto che il Papa risponda”

Salve Mater Misericordiae

Salve Mater misericordiae,
Mater Dei, et mater veniae,
Mater spei et mater gratiae,
Mater plena sanctae laetitiae. O Maria!

1. Salve decus humani generis,
Salve Vırgo dıgnior ceteris,
Quae vırgines omnes transgrederis,
et altius sedes in superis,
O Maria! Salve Mater…

2. Salve felix Vırgo puerpera,
Nam qui sedet in Patris dextera,
Caelum regens, terram et aethera,
Intra tua se clausit vıscera,
O Maria! Salve Mater…

3. Te creavit Pater ingenitus,
adamavit te Unigenitus,
Feconda vit te Sanctus Spıritus,
tu es facta tota divinitus,
O Maria! Salve Mater…

4. Te creavit Deus mirabilem,
te respexit ancillam humilem,
te quaesıvit sponsam amabilem,
tıbi nunquam fecit consimilem,
O Maria! Salve Mater…

5. Te beatam laudare cupiunt,
omnes justi, sed non suffıciunt,
multas laudes de te concıpiunt,
sed in illis prorsus defıciunt,
O Maria! Salve Mater…

6. Esto, Mater, nostrum solatium,
nostrum esto, tu Vırgo, gaudium,
et nos tandem post hoc exsilium,
laetos junge choris caelestium,
O Maria! Salve Mater…

Mariage et « réforme ecclésiale » : une police de la pensée à l’Institut pontifical Jean-Paul II ?

L’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille publie un « Vademecum pour une nouvelle pastorale familiale » édité par Ignatius Press, qui sera dans les librairies dès janvier 2017. Ce manuel écrit par trois éminents professeurs de l’Institut, José Granados, Stephan Kampowski et Juan-José Pérez-Soba, vise à clarifier un certain nombre de questions liées à la « pastorale de la famille » et aux controverses qui ont suivi la publication de l’exhortation Amoris Laetitia. L’ouvrage a déjà commencé à circuler parmi les évêques.

Fondé en 1981 par Jean-Paul II et par celui que le même Pape avait choisi pour en être le premier président, Carlo Caffara, à l’époque simple théologien et aujourd’hui l’un des quatre cardinaux auteurs des cinq ‘dubia’ pour la clarification de l’enseignement sur la morale conjugale et les sacrements, l’Institut a grandi et a essaimé dans le monde, avec une douzaine d’implantations sur les cinq continents, au service de l’enseignement de l’Église sur le mariage et la famille.

Mais étonnamment, aucun des professeurs de l’Institut n’a été invité à la première session du synode sur la famille en 2014 et un seul, le député José Granados, a reçu un créneau marginal lors de la deuxième session en 2015. À la mi-Août 2016, le Pape François a remplacé la majeure partie de la direction de l’Institut. Il a nommé comme nouveau grand-chancelier Mgr Vincenzo Paglia – le même qu’il a porté à la tête de l’Académie pontificale pour la vie – et comme nouveau doyen Mgr Pierangelo Sequeri.

Le président sortant, Livio Melina, un théologien respecté qui a travaillé sept ans sous la direction du Cardinal Joseph Ratzinger à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, continuera à enseigner à l’Institut Jean-Paul II. De même que les autres professeurs, certains d’entre eux de haute renommée, comme l’anthropologue polonais Stanislaw Grygiel et son épouse Monika, le philosophe du droit Francesco D’Agostino, le sociologue Sergio Belardinelli, le théologien et évêque Mgr Jean Laffitte, secrétaire sortant du Conseil pontifical pour la famille récemment dissout, et bien sûr les trois auteurs du «Vademecum» mentionné ci-dessus.

Cependant, il semblerait que leur travail et leur enseignement soit surveillé de près. C’est ce que suggère un avertissement anonyme aux airs de menace à peine voilée qui est parvenu par e-mail à chacun de ces professeurs. Voici reproduit textuellement ci-dessous le message reçu (en italien) le 10 novembre par chaque professeur de l’Institut.

 

Objet : Observation des études et de l’enseignement à l‘Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille

 

Cher Professeur

Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille

Université Pontificale du Latran

Cité du Vatican

 

Ainsi que cela a déjà été fait et que cela se fait encore pour d’autres institutions pastorales, académiques et culturelles catholiques, notre “Observatoire pour la Réalisation de la Réforme Ecclésiale du Pape François” (OARCPF) – une initiative d’un groupe de laïcs catholiques en soutien au pontificat du pape François – a commencé pendant l’année académique en cours la surveillance du contenu des publications de la faculté et de l’enseignement dispensé à l‘Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille afin de mettre en évidence les adaptations ou les éventuelles divergences par rapport au discours prononcé par le pape François à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle année académique de votre Institut (Salle Clémentine, le 28 octobre 2016), au cours duquel vous avez été appelés à “soutenir la nécessaire ouverture de l’intelligence de la foi au service de la sollicitude pastorale du Successeur de Pierre.”

Les contenus des travaux publiés et des cours dispensés seront particulièrement pris en considération en référence aux dispositions de l’Exhortation apostolique “Amoris laetitia”, selon l’image “de l’Église telle qu’elle est, non pas d’une Église pensée selon sa propre image et ressemblance”, orientant la recherche et l’enseignement non plus vers “un idéal théologique trop abstrait du mariage, construit de façon presque artificielle, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles telles qu’elles sont” (Pape François, discours susmentionné, 28 octobre 2016).

À cette fin, nous ferons usage de la lecture analytique et critique des études publiées par les professeurs, des thèses de licence et de doctorat approuvées par l’Institut, des programmes de cours et de leurs bibliographies, ainsi que des entrevues avec les étudiants effectuées à la sortie des cours, sur la place en face de l’Université du Latran.

Certains que nous accomplissons une tâche utile pour améliorer le service que vous rendez avec dévouement à l’Église et au Saint-Père, nous veillerons à vous tenir informé des résultats de notre étude d’observation.

 

Observatoire pour la Réalisation de la Réforme Ecclésiale du Pape François (OARCPF) – Section de Rome

 

 

Une fois publiée, la lettre du fantomatique « Observatoire » a suscité de vives remous qui ont permis d’identifier ses auteurs, une poignée d’anciens étudiants, persuadés d’avoir œuvré de façon méritoire. Sans liens avec le Vatican, ni avec les nouveaux dirigeants de l’Institut qui ont même pris la chose très mal.

 

Sources : Sandro Magister et Rorate Caeli. Traduction : Espérance Nouvelle.

 

Note : Le message envoyé par ledit « Observatoire » date le discours du pape François au 28 octobre 2016. Ce discours a en réalité été prononcée le 27 octobre 2016.

 

Le Cardinal Cordes soutient les démarches de clarification du Cardinal Müller et des quatre cardinaux fidèles

LE VATICAN (ChurchMilitant.com / Trad. Espérance Nouvelle) – Le Cardinal allemand Paul Cordes s’est exprimé en faveur de ses frères cardinaux qui ont demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) et au Pape François de clarifier l’exhortation Amoris Laetitia. Le Cardinal Cordes approuve aussi les récentes clarifications données par le préfet de la CDF, le Cardinal Gerhard Müller, qui a déclaré que toute interprétation d’Amoris Laetitia devrait se conformer à l’enseignement antérieur de l’Église.

Dans un entretien avec Kathpress le 12 décembre, le Cardinal Cordes, ancien président du Conseil Pontifical Cor Unum, a été interrogé à propos des « dubia » rédigés par quatre cardinaux demandant des clarifications sur la question de savoir si Amoris Laetitia contredit ou pas l’enseignement antérieur de l’Église selon lequel la réception de la Sainte Communion est interdite aux adultères non repentis. En faisant référence aux réactions de vive hostilité qui ont suivi à l’égard des quatre cardinaux de la part d’autres prélats, le Cardinal Cordes a répondu : 

« Avec un ton objectif, les quatre cardinaux ont demandé la dissipation des doutes sur le texte. Ils ont alors été confrontés à une protestation disproportionnée. Je n’ai pas compris cette indignation ; j’ai aussi douté que ces personnes indignées aient été motivées par un désir de trouver la vérité. »

Cette réaction est comparable à celle du Cardinal George Pell, l’un des neuf principaux conseillers du Pape. Lorsque son avis sur les dubia lui a été demandé, il a répondu en demandant : « Comment peut-on être en désaccord avec une question ? » Le Cardinal Müller avait également été interrogé sur les dubia et sur Amoris Laetitia dans un entretien avec Kathpress. S’il s’est montré hésitant à s’exprimer directement sur les dubia sans approbation papale, il a cependant souligné qu’Amoris Laetitia « ne devrait pas être interprétée comme si les enseignements des papes antérieurs et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur ce sujet avaient perdu leur valeur contraignante. »

> Lire l’article complet en anglais

Illustration : Armoiries du Cardinal Paul Josef Cordes sur Wikipedia