La furie des féministes argentines contre le drapeau du Saint-Siège

Le 8 mars 2017, à l’occasion de la « Journée internationale des femmes » décrétée annuellement par l’ONU depuis 1977, des activistes féministes ont manifesté pour les « droits des femmes » devant la cathédrale de Buenos Aires. Pourquoi devant la cathédrale ? Il semble que contrairement à d’autres mouvements, les activistes féministes n’éprouvent aucune peine à identifier clairement les forces qui s’opposent dans le combat qu’elles mènent. Un symbole bien connu brandi par un jeune homme devant la cathédrale a mis les féministes en furie, comme en témoignent les images ci-dessous rapportées par Adelante la Fe :

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(cliquer sur l’image pour voir la vidéo)

Dans les Exercices spirituels qu’il a composés, Saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites, décrit l’affrontement universel de deux étendards : « Ici c’est, d’un côté, Jésus-Christ qui appelle tous les hommes et veut les réunir sous son étendard; de l’autre, c’est Lucifer qui les appelle sous le sien. » (Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, quatrième jour).

Outre l’agression du jeune catholique, les activistes féministes ont allumé le feu et lancé divers projectiles en direction de la cathédrale de Buenos Aires :

Les grandes revendications morales de l’idéologie féministe ont en effet été constamment condamnées par l’Église catholique comme de graves offenses contre Dieu et contre le droit naturel : contraception, avortement, éclatement des structures familiales dites « patriarcales », guerre des sexes, puis égalitarisme radical et indifférenciation sexuelle.

« Je salue particulièrement les familles de Lima et toutes les familles du Pérou, à l’intention desquelles est célébrée cette Eucharistie. Elles qui sont les « églises domestiques », comme on peut le lire dans les premiers textes chrétiens, constituent un lieu spécifique de la présence de Dieu, un lieu sanctifié par la grâce du Christ dans le sacrement. Bien chers époux, épouses, et fils de famille, renouvelez dans cette Sainte Messe votre fidélité et amour mutuel, en le basant sur le sincère amour du Christ.

Souvenez-vous, par conséquent, que le chrétien authentique a le devoir de rejeter énergiquement le divorce, l’union non sanctifiée par le sacrement, la stérilisation, la contraception, et l’avortement, qui élimine un être innocent.

Et, au contraire, le chrétien a le devoir de défendre de toute son âme l’amour indissoluble dans le mariage, la protection de la vie humaine, y compris celle de l’enfant pas encore né, et la stabilité de la famille, qui favorise l’éducation équilibrée des enfants sous l’abri de l’amour paternel et maternel mutuellement complémentaires.

Demeurez-y fidèles ! Demeurez-y fidèles !

Je vous recommande à Dieu. AMEN. »

Homélie de la Sainte Messe pour les familles, avec ordinations sacerdotales, du 3 février 1985 à Lima, au Pérou. (Traduction française ci-dessus par Espérance Nouvelle)

> Le texte complet de l’homélie sur le site du Vatican

Selon Pentin, le Pape François a demandé au Cardinal Burke d’extirper la franc-maçonnerie hors de l’Ordre de Malte

(EWTN / WDTPRS – Traduction : Espérance Nouvelle) Lors d’une rencontre entre le Pape François et le Cardinal Burke en novembre au sujet du scandale de l’implication de l’Ordre de Malte dans la distribution de préservatifs et de contraceptifs oraux en Afrique, le Saint-Père a ordonné au Cardinal Burke de « nettoyer » la franc-maçonnerie et de l’expulser de l’ordre. Le Saint-Père a donné cet ordre au Cardinal Burke en vertu de son rôle de cardinal patron des Chevaliers de Malte, auquel le Pontife l’avait nommé.

Le journaliste vaticaniste Edward Pentin a révélé les préoccupations du Pape François à propos de l’influence des francs-maçons sur les Chevaliers de Malte. Edward Pentin rapporte que le Pape François a été « profondément troublé » par les informations concernant la distribution par Malteser International de préservatifs et de contraceptifs oraux en Afrique de l’Est. La raison pour laquelle le Pape François a spécifiquement identifié la franc-maçonnerie comme un problème, dans sa réponse aux informations présentées par le Cardinal Burke lors de leur rencontre de novembre, n’est pas connue.

Le Pape François avait déjà critiqué auparavant l’influence destructive des franc-maçons et leur hostilité à l’égard de l’Église. Lors de son discours aux jeunes pendant sa visite apostolique à Turin le 21 juin 2015, le Saint-Père avait parlé de la « franc-maçonnerie », des « anticléricaux » et des « satanistes » :

« Le secret est de bien comprendre où l’on vit. Sur cette terre — et je l’ai dit aussi à la Famille salésienne — à la fin du XIXe siècle, les conditions les plus mauvaises pour la croissance de la jeunesse étaient rassemblées. C’était l’époque de la franc-maçonnerie, même l’Église ne pouvait rien faire, il y avait les anti-cléricaux, il y avait les satanistes… Ce fut l’une des périodes les plus terribles et l’un des lieux les plus terribles de l’histoire d’Italie. Mais vous, si voulez faire un beau devoir à la maison, allez voir combien de saints et combien de saintes sont nés à cette époque ! Pourquoi ? Parce qu’ils se sont aperçus qu’ils devaient aller à contre-courant de cette culture, de cette façon de vivre.« 

2017 marque le 300ème anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie avec l’établissement de la première Grande Loge à Londres. Il est important qu’à l’occasion de ce 300ème anniversaire, les catholiques prêtent attention aux avertissements du Pape François sur la continuelle et dangereuse influence de la franc-maçonnerie contre l’Église.

> Léon XIII : Encyclique Humanum Genus contre la franc-maçonnerie et ses doctrines

> Benoît XIV : Bulle Providas, interdisant à perpétuité toute fréquentation des sociétés de franc-maçons [italien]

> Benoît XIV : Bulle Providas, interdisant à perpétuité toute fréquentation des sociétés de franc-maçons [français]

 

Aucun piège dans les ‘dubia’ : voici les cinq mots qui dissiperaient la confusion autour d’Amoris Laetitia

« Or il se fit un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, en sorte que déjà la barque se remplissait. Lui était à la poupe, dormant la tête sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : « Maître, n’avez-vous point de souci que nous périssions ? » S’étant réveillé, il commanda avec force au vent et dit à la mer : « Tais-toi ! Silence ! » Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous ainsi peureux ? Comment n’avez-vous pas de foi ? » Et ils furent saisis d’une grande crainte, et ils se disaient les uns aux autres : « Qui donc est celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Évangile selon Saint Marc 4, 37-41)

Comme souvent dans le Nouveau Testament, la parole est brève, la scène est laconique.  Mais en regardant le texte de plus près on remarque qu’au moins quatre des Apôtres – Simon Pierre, André, Jacques et Jean – étaient des pêcheurs expérimentés, qui passaient leur vie sur  l’eau. La tempête a dû être extrêmement violente pour les avoir tant terrifiés. Ils se tournent vers Notre-Seigneur et Le trouvent en train de dormir, et ils en sont quelque peu mécontents. Lorsqu’ils qu’ils Le réveillent avec leur préoccupation de désastre imminent, Il se tourne et avec trois mots – « Tais-toi ! Silence! » – , Il calme la tempête.

Quand on en vient à la crise créée dans l’Église — la bataille croissante sur le mariage, le divorce, le remariage, les sacrements pour ceux qui sont dans une situation objective de péché grave, et la question de l’existence du péché objectif lui-même —  notre Saint-Père, comme le Christ qu’il a le devoir de servir, a à sa disposition cinq mots simples qui feraient tomber la tempête :

« Non. Oui. Oui. Oui. Oui. »

Ce sont les seules réponses qu’un catholique puisse donner aux dubia. Il n’y a pas d’autres options. Pas d’exceptions, pas de discernement pastoral qui y échappe. Pas besoin de verbosité ou de plus de nuances. Pourquoi ?

Reformulées d’une façon simple et sommaire, les dubia s’énoncent essentiellement comme ceci :

  • Les divorcés-remariés qui sont toujours engagés dans une relation sexuelle peuvent-ils recevoir l’absolution et la communion sans changement de vie ?
  • Les normes morales absolues existent-elles toujours ?
  • Le péché grave objectif existe-t-il toujours ?
  • L’enseignement selon lequel quelles que soient les circonstances qui puissent amoindrir la culpabilité d’une personne, ces circonstances ne peuvent pas changer un acte intrinsèquement mauvais en un acte subjectivement bon, est-il toujours valide ?
  • L’enseignement de l’Église selon lequel le recours à la conscience n’autorise pas à se soustraire aux normes morales absolues, est-il toujours valide ?

Ces cinq questions sont simples, leurs réponses évidentes. Le Pape François peut faire tomber la tempête par ces cinq mots : « Non. Oui. Oui. Oui. Oui. »

[Prions pour qu’il ait le courage, la bonté et la sollicitude pastorale de les prononcer, de les publier et de les confirmer.]

D’après Steve Skojec pour OnePeterFive. Traduction abrégée par Espérance Nouvelle.

> Encyclique Veritatis Splendor (6 août 1993) : n. 56, 79, 81  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Familiaris Consortio (22 novembre 1981) : n. 84
[Anglais, Espagnol, Français, Italien, Polonais, Portugais]

> Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis (22 février 2007) : n. 29
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Latin, Néerlandais, Polonais, Portugais]

> Déclaration sur la communion pour les personnes divorcées et remariées (24 juin 2000)  [Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

> À propos de la réception des documents du Magistère et du désaccord public

 

Illustration : Radio Vatican

Rappel : les 5 questions (‘dubia’) des 4 cardinaux au Pape François sur la morale, les sacrements, et la signification d’Amoris Laetitia

La démarche des cardinaux Caffara, Burke, Brandmüller et Meisner de soumettre au Pape cinq questions sur la morale et les sacrements, en rapport avec certains passages d’Amoris Laetitia qui font l’objet d’interprétations divergentes de la part des évêques, des prêtres et des fidèles dans le monde, a suscité des réactions diverses. Mais quelles sont exactement les questions posées par ces quatre cardinaux ? Les voici.

1.    Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans « Amoris lætitia » aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit « more uxorio » avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par « Familiaris consortio » au n. 84 et réaffirmées ensuite par « Reconciliatio et pænitentia » au n. 34 et par « Sacramentum caritatis » au n. 29. L’expression « dans certains cas » de la note 351 (n. 305) de l’exhortation « Amoris lætitia » peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre « more uxorio » ?

2.    Après l’exhortation post-synodale « Amoris lætitia » (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II « Veritatis splendor » n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

3.    Après « Amoris lætitia » n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

4.    Après les affirmations contenues dans « Amoris lætitia » n. 302 à propos des « circonstances qui atténuent la responsabilité morale », faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II « Veritatis splendor » n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel « les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix » ?

5.    Après « Amoris lætitia » n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II « Veritatis splendor » n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

Pour rappel, la démarche des quatre cardinaux consistait formellement à poser des questions au Pape sur Amoris Laetitia et son interprétation correcte, cinq questions précisément. C’est ce qu’ont clairement rappelé les quatre cardinaux dans une note explicative publiée en même temps que les cinq questions :

« Les ‘dubia’ (mot latin signifiant : ‘doutes’) sont des questions formelles posées au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et qui demandent des éclaircissements à propos de sujets particuliers concernant la doctrine ou la pratique. La particularité de ces questions est qu’elles sont formulées de telle sorte qu’elles demandent comme réponse un « oui » ou un « non », sans argumentation théologique. Cette manière de s’adresser au Siège Apostolique n’est pas une invention de notre part ; c’est une pratique séculaire.« 

La procédure des « dubia » envoyés au Saint-Siège, telle que les quatre cardinaux l’ont appliquée, fait en effet partie de la vie normale de l’Église. On peut le constater en consultant les documents officiels du Saint-Siège qui répondent à des question du même type formulées selon la même procédure, par exemple les documents suivants : 

Réponses aux doutes sur l’interprétation du Décret «Ecclesiae Pastorum» (Responsa ad proposita dubia de interpretatione decreti «Ecclesiae Pastorum»), 7 juillet 1983 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienPolonaisPortugais] ; 

Réponse au doute quant à la validité du baptême conféré par «L’Eglise de Jésus-Christ des Saints du dernier Jour», dite «Mormons» (Responsum ad propositum dubium de validitate baptismatis apud communitatem «The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints»), 5 juin 2001 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienLatinPolonaisPortugais] ; 

Réponses aux questions sur les formules de validité du baptême (Responsa ad proposita dubia de validitate baptismatis), 1er février 2008 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienLatinPolonaisPortugaisTchèque] ; 

Réponses à des doutes soulevés sur l’«isolement de l’utérus» et à d’autres questions (Responsa ad proposita dubia circa «interclusionem uteri» et alias quaestiones)31 juillet 1993 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienPolonaisPortugais] ; 

Réponse à un doute sur la doctrine de la Lettre Apostolique “Ordinatio Sacerdotalis (Responsum ad dubium circa doctrinam in Epist. Ap.“Ordinatio Sacerdotalis” traditam), 28 octobre 1995 [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienLatinPolonaisPortugais].

Illustration : Crisis Magazine

Le Cardinal Cordes soutient les démarches de clarification du Cardinal Müller et des quatre cardinaux fidèles

LE VATICAN (ChurchMilitant.com / Trad. Espérance Nouvelle) – Le Cardinal allemand Paul Cordes s’est exprimé en faveur de ses frères cardinaux qui ont demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) et au Pape François de clarifier l’exhortation Amoris Laetitia. Le Cardinal Cordes approuve aussi les récentes clarifications données par le préfet de la CDF, le Cardinal Gerhard Müller, qui a déclaré que toute interprétation d’Amoris Laetitia devrait se conformer à l’enseignement antérieur de l’Église.

Dans un entretien avec Kathpress le 12 décembre, le Cardinal Cordes, ancien président du Conseil Pontifical Cor Unum, a été interrogé à propos des « dubia » rédigés par quatre cardinaux demandant des clarifications sur la question de savoir si Amoris Laetitia contredit ou pas l’enseignement antérieur de l’Église selon lequel la réception de la Sainte Communion est interdite aux adultères non repentis. En faisant référence aux réactions de vive hostilité qui ont suivi à l’égard des quatre cardinaux de la part d’autres prélats, le Cardinal Cordes a répondu : 

« Avec un ton objectif, les quatre cardinaux ont demandé la dissipation des doutes sur le texte. Ils ont alors été confrontés à une protestation disproportionnée. Je n’ai pas compris cette indignation ; j’ai aussi douté que ces personnes indignées aient été motivées par un désir de trouver la vérité. »

Cette réaction est comparable à celle du Cardinal George Pell, l’un des neuf principaux conseillers du Pape. Lorsque son avis sur les dubia lui a été demandé, il a répondu en demandant : « Comment peut-on être en désaccord avec une question ? » Le Cardinal Müller avait également été interrogé sur les dubia et sur Amoris Laetitia dans un entretien avec Kathpress. S’il s’est montré hésitant à s’exprimer directement sur les dubia sans approbation papale, il a cependant souligné qu’Amoris Laetitia « ne devrait pas être interprétée comme si les enseignements des papes antérieurs et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur ce sujet avaient perdu leur valeur contraignante. »

> Lire l’article complet en anglais

Illustration : Armoiries du Cardinal Paul Josef Cordes sur Wikipedia

Le Pape François a limogé tous les membres de l’Académie Pontificale pour la Vie

Une nouvelle information sur la réorganisation du Saint-Siège nous parvient d’Allemagne où le site Katholisches.info, dirigé par Giuseppe Nardi, annonce que le 18 Novembre, la veille du Consistoire, le Pape François a décidé de réécrire les statuts de l’Académie Pontificale pour la Vie de façon à revoir essentiellement toute son organisation. Voici un commentaire publié par Maike Hickson sur le site américain onepeterfive.

S’appuyant sur un rapport publié le 5 novembre 2016 par la version allemande de Radio Vatican, Nardi a publié les nouveaux statuts de l’Académie. L’archevêque Vincenzo Paglia avait été nommé nouveau président de ce Dicastère en août 2016, ce qui en soi avait déjà marqué un changement de direction pour l’Académie. Maintenant, comme le signale Nardi, avec ces nouveaux statuts, tous les membres actuels seront limogés et sera mis en place un nouveau groupe d’un maximum de 70 membres. 

Comme le disent les nouveaux statuts, ces nouveaux membres seront nommés indépendamment de leur orientation religieuse :

« § 5 – Instructions et normes pour les membres

a) Les académiciens sont choisis, sans aucune discrimination religieuse, parmi les ecclésiastiques, les religieux et les laïcs bien connus de diverses nationalités, qui sont experts dans les disciplines relatives à la vie humaine … »

Les nouvelles règles stipulent que les membres seront reconfirmés tous les cinq ans, ce qui signifie que les membres à vie de l’Académie devront être reconfirmés. Les nouvelles règles entreront en vigueur le 1er janvier 2017. Selon Nardi, la révision des statuts apporte trois changements : « la purge de tous les membres de l’Académie, l’élimination du serment [Jérôme] Lejeune (semblable au serment d’Hippocrate), et l’exclusion de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ». Le serment de vouloir défendre la dignité de la personne « de la conception à la mort (naturelle) » ne sera donc plus exigé des membres, souligne Nardi, qui explique en outre : « Avec la fin de l’année 2016, tous les membres de l’Académie perdront leur statut, même s’ils avaient été initialement appelés à ce poste pour toute leur vie. Le 1er janvier 2017, le pape François sera entièrement libre de nommer une nouvelle série complète de personnes pour l’Académie. Ceci marquera bien la rupture d’une continuité qui était essentielle pour l’Académie depuis sa fondation en 1994. »

Il faut également noter que l’expression « véritable ‘écologie humaine’ » apparaît dans les nouveaux statuts de l’Académie Pontificale pour la Vie – sans qu’une définition en soit donnée. Le « respect mutuel entre les sexes » doit maintenant faire partie du nouveau programme. De plus, l’archevêque Paglia, toujours selon l’article susmentionné publié par Radio Vatikan, souligne l’importance d’apporter « de nouvelles impulsions » et de promouvoir un « renouvellement ».

Sources : Correspondance européenne (21/11/2016), One Peter Five (19/11/2016), Katholisches Info (18/11/2016)

Mgr Watroba approuve aussi le recours aux « dubia »: « j’ai moi-même été submergé de questions semblables »

Le blogue étatsunien One Peter 5 – ce nom renvoie à la première épître de saint Pierre où le prince des Apôtres s’adresse « à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps » – a publié la traduction en anglais d’une déclaration à Die Tagepost de Mgr Jan Watroba, évêque de Rzeszów (Pologne) et président de la Commission sur la famille de la Conférence épiscopale. L’évêque estime que la lettre des quatre cardinaux « n’a rien de répréhensible » en ce qu’elle constitue « l’expression d’un engagement et d’une attention à une interprétation correcte de l’enseignement de Pierre ». Il insiste sur le fait que lui-même « attend avec impatience de lire une réponse, une clarification [étant donné que] moi-même j’ai été submergé de questions semblables, tout comme d’autres évêques et pasteurs ». Il ajoute : « C’est dommage qu’il n’existe pas d’interprétation unifiée et pas de message clair sur ce document [Amoris lætitia] et qu’on ait à ajouter des interprétations à un document apostolique. Personnellement – peut-être par habitude mais aussi par conviction – je préfère des documents à la manière dont Jean-Paul II les écrivait et pour lesquels des commentaires additionnels ou des interprétations sur l’enseignement de Pierre n’étaient pas nécessaires ».

Source : Un troisième évêque soutient les quatre cardinaux

Sur le même sujet : Third bishop backs four Cardinals: I was ‘overwhelmed’ with similar questions