La césarienne : une pratique controversée – Documentaire Arte – 24 septembre 2016

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La furie des féministes argentines contre le drapeau du Saint-Siège

Le 8 mars 2017, à l’occasion de la « Journée internationale des femmes » décrétée annuellement par l’ONU depuis 1977, des activistes féministes ont manifesté pour les « droits des femmes » devant la cathédrale de Buenos Aires. Pourquoi devant la cathédrale ? Il semble que contrairement à d’autres mouvements, les activistes féministes n’éprouvent aucune peine à identifier clairement les forces qui s’opposent dans le combat qu’elles mènent. Un symbole bien connu brandi par un jeune homme devant la cathédrale a mis les féministes en furie, comme en témoignent les images ci-dessous rapportées par Adelante la Fe :

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(cliquer sur l’image pour voir la vidéo)

Dans les Exercices spirituels qu’il a composés, Saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites, décrit l’affrontement universel de deux étendards : « Ici c’est, d’un côté, Jésus-Christ qui appelle tous les hommes et veut les réunir sous son étendard; de l’autre, c’est Lucifer qui les appelle sous le sien. » (Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, quatrième jour).

Outre l’agression du jeune catholique, les activistes féministes ont allumé le feu et lancé divers projectiles en direction de la cathédrale de Buenos Aires :

Les grandes revendications morales de l’idéologie féministe ont en effet été constamment condamnées par l’Église catholique comme de graves offenses contre Dieu et contre le droit naturel : contraception, avortement, éclatement des structures familiales dites « patriarcales », guerre des sexes, puis égalitarisme radical et indifférenciation sexuelle.

« Je salue particulièrement les familles de Lima et toutes les familles du Pérou, à l’intention desquelles est célébrée cette Eucharistie. Elles qui sont les « églises domestiques », comme on peut le lire dans les premiers textes chrétiens, constituent un lieu spécifique de la présence de Dieu, un lieu sanctifié par la grâce du Christ dans le sacrement. Bien chers époux, épouses, et fils de famille, renouvelez dans cette Sainte Messe votre fidélité et amour mutuel, en le basant sur le sincère amour du Christ.

Souvenez-vous, par conséquent, que le chrétien authentique a le devoir de rejeter énergiquement le divorce, l’union non sanctifiée par le sacrement, la stérilisation, la contraception, et l’avortement, qui élimine un être innocent.

Et, au contraire, le chrétien a le devoir de défendre de toute son âme l’amour indissoluble dans le mariage, la protection de la vie humaine, y compris celle de l’enfant pas encore né, et la stabilité de la famille, qui favorise l’éducation équilibrée des enfants sous l’abri de l’amour paternel et maternel mutuellement complémentaires.

Demeurez-y fidèles ! Demeurez-y fidèles !

Je vous recommande à Dieu. AMEN. »

Homélie de la Sainte Messe pour les familles, avec ordinations sacerdotales, du 3 février 1985 à Lima, au Pérou. (Traduction française ci-dessus par Espérance Nouvelle)

> Le texte complet de l’homélie sur le site du Vatican

Mariage et « réforme ecclésiale » : une police de la pensée à l’Institut pontifical Jean-Paul II ?

L’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille publie un « Vademecum pour une nouvelle pastorale familiale » édité par Ignatius Press, qui sera dans les librairies dès janvier 2017. Ce manuel écrit par trois éminents professeurs de l’Institut, José Granados, Stephan Kampowski et Juan-José Pérez-Soba, vise à clarifier un certain nombre de questions liées à la « pastorale de la famille » et aux controverses qui ont suivi la publication de l’exhortation Amoris Laetitia. L’ouvrage a déjà commencé à circuler parmi les évêques.

Fondé en 1981 par Jean-Paul II et par celui que le même Pape avait choisi pour en être le premier président, Carlo Caffara, à l’époque simple théologien et aujourd’hui l’un des quatre cardinaux auteurs des cinq ‘dubia’ pour la clarification de l’enseignement sur la morale conjugale et les sacrements, l’Institut a grandi et a essaimé dans le monde, avec une douzaine d’implantations sur les cinq continents, au service de l’enseignement de l’Église sur le mariage et la famille.

Mais étonnamment, aucun des professeurs de l’Institut n’a été invité à la première session du synode sur la famille en 2014 et un seul, le député José Granados, a reçu un créneau marginal lors de la deuxième session en 2015. À la mi-Août 2016, le Pape François a remplacé la majeure partie de la direction de l’Institut. Il a nommé comme nouveau grand-chancelier Mgr Vincenzo Paglia – le même qu’il a porté à la tête de l’Académie pontificale pour la vie – et comme nouveau doyen Mgr Pierangelo Sequeri.

Le président sortant, Livio Melina, un théologien respecté qui a travaillé sept ans sous la direction du Cardinal Joseph Ratzinger à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, continuera à enseigner à l’Institut Jean-Paul II. De même que les autres professeurs, certains d’entre eux de haute renommée, comme l’anthropologue polonais Stanislaw Grygiel et son épouse Monika, le philosophe du droit Francesco D’Agostino, le sociologue Sergio Belardinelli, le théologien et évêque Mgr Jean Laffitte, secrétaire sortant du Conseil pontifical pour la famille récemment dissout, et bien sûr les trois auteurs du «Vademecum» mentionné ci-dessus.

Cependant, il semblerait que leur travail et leur enseignement soit surveillé de près. C’est ce que suggère un avertissement anonyme aux airs de menace à peine voilée qui est parvenu par e-mail à chacun de ces professeurs. Voici reproduit textuellement ci-dessous le message reçu (en italien) le 10 novembre par chaque professeur de l’Institut.

 

Objet : Observation des études et de l’enseignement à l‘Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille

 

Cher Professeur

Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille

Université Pontificale du Latran

Cité du Vatican

 

Ainsi que cela a déjà été fait et que cela se fait encore pour d’autres institutions pastorales, académiques et culturelles catholiques, notre “Observatoire pour la Réalisation de la Réforme Ecclésiale du Pape François” (OARCPF) – une initiative d’un groupe de laïcs catholiques en soutien au pontificat du pape François – a commencé pendant l’année académique en cours la surveillance du contenu des publications de la faculté et de l’enseignement dispensé à l‘Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille afin de mettre en évidence les adaptations ou les éventuelles divergences par rapport au discours prononcé par le pape François à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle année académique de votre Institut (Salle Clémentine, le 28 octobre 2016), au cours duquel vous avez été appelés à “soutenir la nécessaire ouverture de l’intelligence de la foi au service de la sollicitude pastorale du Successeur de Pierre.”

Les contenus des travaux publiés et des cours dispensés seront particulièrement pris en considération en référence aux dispositions de l’Exhortation apostolique “Amoris laetitia”, selon l’image “de l’Église telle qu’elle est, non pas d’une Église pensée selon sa propre image et ressemblance”, orientant la recherche et l’enseignement non plus vers “un idéal théologique trop abstrait du mariage, construit de façon presque artificielle, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles telles qu’elles sont” (Pape François, discours susmentionné, 28 octobre 2016).

À cette fin, nous ferons usage de la lecture analytique et critique des études publiées par les professeurs, des thèses de licence et de doctorat approuvées par l’Institut, des programmes de cours et de leurs bibliographies, ainsi que des entrevues avec les étudiants effectuées à la sortie des cours, sur la place en face de l’Université du Latran.

Certains que nous accomplissons une tâche utile pour améliorer le service que vous rendez avec dévouement à l’Église et au Saint-Père, nous veillerons à vous tenir informé des résultats de notre étude d’observation.

 

Observatoire pour la Réalisation de la Réforme Ecclésiale du Pape François (OARCPF) – Section de Rome

 

 

Une fois publiée, la lettre du fantomatique « Observatoire » a suscité de vives remous qui ont permis d’identifier ses auteurs, une poignée d’anciens étudiants, persuadés d’avoir œuvré de façon méritoire. Sans liens avec le Vatican, ni avec les nouveaux dirigeants de l’Institut qui ont même pris la chose très mal.

 

Sources : Sandro Magister et Rorate Caeli. Traduction : Espérance Nouvelle.

 

Note : Le message envoyé par ledit « Observatoire » date le discours du pape François au 28 octobre 2016. Ce discours a en réalité été prononcée le 27 octobre 2016.

 

Sur la vidéo d’Arnaud Dumouch à propos des « dubia » et d’Amoris Laetitia

Dans la dernière vidéo qu’il a publiée au sujet des « dubia » des quatre cardinaux et des débats autour d’Amoris Laetitia, Arnaud Dumouch dit notamment ceci (à partir de 12’36 ») :

« La réalité, ce que, je pense, le Pape François devrait tout de même faire, c’est qu’ils méritent d’avoir une réponse. Ils s’inquiètent en disant : alors, on fait quoi par rapport aux divorcés-remariés ? On leur donne la communion ou pas ? Je ne dis pas que le Pape devrait leur dire : eh bien, décidez de leur donner la communion, ou au contraire : ne décidez pas. Parce que le Pape François ne peut pas leur répondre cela. Parce que tout simplement, l’encyclique, qui s’appelle Amoris…, enfin la lettre apostolique, la lettre post-synodale, qui s’appelle Amoris Laetitia, ne veut pas donner une doctrine universelle. Elle dit simplement que face à des cas particuliers uniques que les prêtres pourront apprécier, les évêques, des cas manifestes d’une victime d’un divorce, abandonnée, qui, avec des enfants… Que le Pape Jean-Paul II, d’ailleurs, soulève, c’est des cas qu’il soulève, dans sa propre lettre apostolique sur la famille, qui s’appelle Familiaris ConsortioEh bien le Pape Jean-Paul II soulève ce cas d’une femme qui aurait été abandonnée injustement par un mari, qui aurait des enfants, qui ne sait pas comment s’en sortir, et un autre homme se présenterait, lui proposerait de s’en occuper, et elle l’épouserait civilement. Eh bien son cas est tout-à-fait différent de celui qui a trahi, qui lui est en état manifeste de péché mortel, il a tué l’amour, il a trahi. Eh bien, face à des cas comme ça, le Pape n’émet pas une nouvelle doctrine, comme quoi cette femme serait dans la ligne du sacrement. Elle n’est pas dans la ligne du sacrement, qui est un appel à la fidélité pour le meilleur et pour le pire. Mais concrètement, il ouvre une nouvelle pastorale au cas par cas, et donc il n’y a pas de réponse casuistique, doctrinale [?]. Voilà ce que, à mon avis, devrait répondre notre Pape François. En effet, pastoralement, on a toujours intérêt à répondre. Pourquoi on ne répond pas ? D’autant plus que là, on a un sujet extrêmement douloureux, que chacun peut connaître dans sa vie. » 

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Ce qu’Arnaud Dumouch omet de préciser dans cette vidéo, c’est que si le Pape Jean-Paul II demande en effet aux pasteurs d’âmes de faire la distinction entre la situation d’un homme qui provoquerait le divorce et contracterait une nouvelle union avec une autre femme, et la situation d’une mère, abandonnée sans faute de sa part par son mari, et qui aurait ensuite contracté une nouvelle union, situations qui sont effectivement différentes par le fait même de ce qui est énoncé, le même Pape applique ensuite à tous les « divorcés remariés » (jusqu’à ce qu’ils renoncent à la nouvelle union adultère) l’impossibilité de recevoir l’absolution et la communion, au-delà des différences réelles qui existent entre leurs diverses situations et leurs responsabilités personnelles. Ceci est d’ailleurs tout-à-fait dans la ligne de ce que le Christ Lui-même affirme dans l’Évangile : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet l’adultère ; et celui qui épouse la femme répudiée par son mari, commet l’adultère. » (Lc 16, 18) Le Christ distingue bien les deux situations différentes, puisqu’ils les énonce séparément l’une à la suite de l’autre. Mais Jésus applique à ces deux situations différentes la même qualification morale : adultère. Dans la deuxième situation, il s’agit bien d’un adultère du fait que la femme soit mariée et ait été renvoyée par son mari, indépendamment du fait que l’homme qu’elle épouse ensuite soit lui-même marié ou pas : c’est un adultère parce que la femme abandonnée est bel et bien mariée, et que si elle s’unit à un autre homme, c’est un adultère. Autrement dit, quelles que soient les différentes causes du divorce et les différentes responsabilités de l’un et de l’autre, une nouvelle union est toujours un adultère, et le restera tant que le conjoint légitime est vivant (le mariage étant permis en cas de veuvage).

 

Voici donc, pour mémoire, l’intégralité du texte du numéro 84 de Familiaris Consortio, dans lequel se trouve le passage évoqué par Arnaud Dumouch sur le discernement de situations différentes, avec l’exemple des époux injustement abandonnés :

« 84. L’expérience quotidienne montre, malheureusement, que ceux qui ont recours au divorce envisagent presque toujours de passer à une nouvelle union, évidemment sans cérémonie religieuse catholique. Et comme il s’agit là d’un fléau qui, comme les autres, s’attaque de plus en plus largement aux milieux catholiques eux-mêmes, il faut d’urgence affronter ce problème avec la plus grande sollicitude. Les Pères du Synode l’ont expressément étudié. L’Eglise, en effet, instituée pour mener au salut tous les hommes, et en particulier les baptisés, ne peut pas abandonner à eux-mêmes ceux qui – déjà unis dans les liens du sacrement de mariage – ont voulu passer à d’autres noces. Elle doit donc s’efforcer, sans se lasser, de mettre à leur disposition les moyens de salut qui sont les siens.

Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l’obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l’éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n’avait jamais été valide.

Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Église, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la Messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l’Église prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu’ainsi elle les maintienne dans la foi et l’espérance!

L’Église, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Écriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariésIls se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Église, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l’Église concernant l’indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par l’exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation, «ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux»(180).

De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d’ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d’aucune sorte. Elles donneraient en effet l’impression d’une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l’indissolubilité du mariage contracté validement.

En agissant ainsi, l’Église professe sa propre fidélité au Christ et à sa vérité; et en même temps elle se penche avec un cœur maternel vers ses enfants, en particulier vers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime.

Et avec une ferme confiance, elle croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s’ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité. »

 

L’exhoratation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis du Pape Benoît XVI enseigne également :

« 29. Si l’Eucharistie exprime le caractère irréversible de l’amour de Dieu pour son Église dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de Mariage, l’indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu’aspirer. (91) L’attention pastorale que le Synode a réservée aux situations douloureuses dans lesquelles se trouvent de nombreux fidèles qui, après avoir célébré le sacrement de Mariage, ont divorcé et contracté une nouvelle union, est donc plus que justifiée. Il s’agit d’un problème pastoral épineux et complexe, une vraie plaie du contexte social actuel, qui touche de manière croissante les milieux catholiques eux-mêmes. Par amour de la vérité, les Pasteurs sont obligés de bien discerner les diverses situations, pour aider spirituellement de la façon la plus appropriée les fidèles concernés. (92) Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l’Église, fondée sur la Sainte Écriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie. Toutefois, les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d’appartenir à l’Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu’ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l’écoute de la Parole de Dieu, par l’adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l’engagement dans l’éducation de leurs enfants. »

 

Ce qu’il est indispensable de rappeler aussi, c’est que le sacrement du mariage n’est pas une simple convention humaine, qui serait maintenue par des fidélités humaines et détruite par des trahisons humaines, mais une alliance surnaturelle dans laquelle Dieu Lui-même s’engage définitivement. Une nouvelle union contractée en-dehors d’un mariage valide est une infidélité envers Dieu qui s’est engagé définitivement dans le sacrement, quelle que soit l’attitude du conjoint. Avec une approche « au cas par cas » qui se fonde sur la diversité des situations humaines, c’est la place de Dieu dans le mariage qui est complètement mise de côté, car Dieu, Lui, reste toujours fidèle à l’alliance, et demande une réponse de fidélité.

 

Un bref hommage à André Charlier dans l’Appel de Chartres n°205

Jeudi 15 décembre 2016

Chers amis de Notre Dame de Chrétienté,

Je reviens de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault après deux jours de retraite, deux jours au milieu de l’Avent à la recherche du silence dans la paix bénédictine. « Le plus grand malheur de l’homme est de ne savoir demeurer seul dans une chambre » disait Pascal. Alors, nous avons essayé, au moins deux petits jours. Nous étions quarante retraitants et pèlerins de tous les âges, parfois pour certains engagés dans les services du pèlerinage. Nous avons eu la joie d’entendre trois conférences de notre aumônier sur les annonciations à Saint Zacharie, la Très Sainte Vierge et Saint Joseph. Le Père Abbé, Dom Pateau, est venu nous parler de Notre Dame de Pellevoisin, Notre Dame du Sacré Cœur, une des cinq grandes apparitions mariales du XIXème siècle en France (Rue du Bac, La Salette, Lourdes, Pontmain et Pellevoisin). Et enfin le dimanche soir, juste avant les Vêpres, j’ai dit quelques mots sur l’œuvre éducatrice d’André Charlier et son influence sur Notre Dame de Chrétienté, en m’inspirant largement du livre de Dom Henri, petit-fils d’André Charlier et moine à l’Abbaye Sainte Madeleine du Barroux « André Charlier, le prix d’une œuvre » (éditions Sainte Madeleine).

Gustave Thibon écrivait à André Charlier « Je pense souvent, très souvent à vous comme à l’un des derniers témoins des choses qui demeurent ». Notre pèlerinage doit beaucoup à André Charlier. Les thèmes de nos dossiers de préparation, nos livrets, nos vidéoformations,… sont ceux d’André Charlier, notamment dans ses « appels » (conférences) du soir. Citons la chrétienté, la nécessaire réforme intellectuelle et morale, nos références habituelles comme Charles Péguy, notre dévotion à N.-D. de la Sainte Espérance du Mesnil Saint Loup et nos amitiés bénédictines. Il y aurait beaucoup à dire sur André Charlier qui avait tant de dons. Il était d’abord un éducateur comme nous pouvons le constater dans ce texte tiré des Lettres aux parents « Un enfant, c’est d’abord une âme : c’est là une notion dont notre siècle perd de plus en plus conscience et, sans s’en apercevoir, les parents chrétiens eux-mêmes se laissent atteindre par le naturalisme ambiant. Dieu sait que nous avons à l’école le plus grand souci de la santé de vos fils, mais il y a tout de même un ordre à respecter. Je suis choqué quand je vois qu’on entoure la santé des enfants d’un luxe de précautions extraordinaires, qu’on se laisse dévorer par l’inquiétude au plus léger accroc, tandis qu’on reste absolument indifférent aux dangers que leur âme peut courir du fait des fréquentations, des lectures ou du cinéma. »

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