Résister à la déchristianisation : le Cardinal Sarah sur Radio Notre-Dame

« Le Christ nous demande tout le temps : si tu veux, suis-moi… Que nous acceptions de suivre le Christ, mais sans modifier son évangile, sans compromission. Beaucoup de gens l’ont suivi, et l’ont suivi jusqu’à la mort. Il y a des chrétiens, aujourd’hui, qui Le suivent en mourant : en Afrique, au Moyen Orient… Même à Paris il y a des gens qui sont persécutés : lorsqu’on détruit notre foi chrétienne, lorsqu’on détruit nos familles, lorsqu’on détruit nos valeurs, il y en a qui résistent ! Et vous, vous avez résisté longtemps, plusieurs fois en France. »

Cardinal Robert Sarah sur Radio Notre-Dame, le 14 décembre 2016

cardinal-sarah-la-force-du-silence.jpeg« La force du silence : contre la dictature du bruit ». Ce livre a peut-être fait partie des cadeaux reçus ou offerts à Noël cette année. Lors de sa venue en France, le Cardinal Sarah en a fait la présentation au micro de Radio Notre-Dame, évoquant tour à tour la nécessité du silence, celle de retrouver le sens de la messe, son regard sur l’Occident, la délicate gestion de son dicastère, et le message qu’il nous adresse pour Noël.

Infocatho a retranscrit l’essentiel de son entretien.

Éminence, pourquoi est-ce si difficile, au fond, de de trouver le silence, peut-être de chercher le silence ?

Parce que nous vivons dans une ambiance de bruit, dans une ambiance où l’homme a du mal à rester silencieux, parce que probablement nous avons peur de nous rencontrer nous-mêmes, de nous voir tels que nous sommes, nous avons aussi peur de rencontrer les autres. Alors on fait beaucoup de bruit ! Et pourtant le silence est vital ; parce que si vous voulez vous reposer par exemple, vous avez besoin de silence autour de vous, si vous voulez lire quelque chose d’intéressant, vous avez besoin de silence, vous voulez écouter une musique, vous voulez parler dans l’intimité…. Le silence est vital, sans silence l’homme ne peut pas vivre.

Pourquoi la « dictature du bruit » comme terme ?

Parce que, effectivement, nous vivons une vraie dictature : vous avez constamment la télévision, constamment la radio, constamment les machines, constamment les gens qui écoutent de la musique, comme si on ne veut pas nous laisser vraiment à nous-mêmes, comme si l’on veut nous sortir de nous-même, par force. C’est donc vraiment une dictature, et il est difficile de se soustraire à cette dictature.

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Écouter l’émission du 14 décembre 2016 sur le site de Radio Notre-Dame :

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[Audio] « La conversion des musulmans »: conférence de l’abbé Guy Pagès

Conférence de l’abbé Guy Pagès à Bruxelles le 26 janvier 2016 : « La conversion des musulmans ». L’abbé Pagès explique pourquoi il est important d’annoncer l’Évangile aux musulmans, et ce qu’il faut savoir pour le faire. Quels sont les obstacles à l’évangélisation des musulmans, et comment les surmonter ?

L’abbé Guy Pagès a été ordonné prêtre en 1994 pour le diocèse de Paris. Il a été missionnaire en République islamique de Djibouti et vit actuellement à Paris où il exerce un apostolat pour l’évangélisation des musulmans.

Il peut y avoir un petit temps d’attente avant le démarrage de l’enregistrement. Merci pour votre patience.

Enregistrement: Espérance Nouvelle
Image: Espérance Nouvelle

La naissance du pèlerinage des pères de famille à Cotignac

Quand Marie agit, elle le fait bien : à partir du vœu d’un père de famille qui voulait remercier pour l’heureuse issue d’une grossesse préoccupante, et du renouvellement de la démarche sans planification, sans publicité et sans bruit, Cotignac est maintenant devenu un lieu majeur pour les familles de France.

Le pèlerinage des pères de famille c’est, en 1976, l’histoire d’un père de famille dont l’épouse vit une grossesse difficile et des moments d’inquiétude : les médecins évoquent des perspectives préoccupantes au terme de la grossesse de sa femme. Ils ont tous deux entendu parler de Cotignac et y font une ‘excursion’ à la fin de l’hiver. Sur la route du retour, le jeune père fait à sa femme la promesse de retourner à pied à Cotignac depuis Aix-en-Provence … si tout se passe bien ! Pense-t-il à un ‘pèlerinage’ ? Même pas ! Or, en juin de l’année suivante, la naissance d’Emmanuelle se déroule merveilleusement. Les parents sont comblés. Le jeune père pense à respecter sa promesse.

La naissance de ce pèlerinage est aussi l’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. Nous sommes en juillet 1976 ; une grande période de canicule dans toutes les mémoires

Que se passe-t-il au cours de ce pèlerinage ? Ils marchent et ils discutent.

Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « Tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. […]

Le deuxième jour, en fin d’après-midi, ils passent tout près de Saint-Joseph… sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre-Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier « bébé Cotignac » version contemporaine. Le chapelain du sanctuaire reste totalement insensible à leur démarche …

Qu’importe : ils se sont jetés aux pieds de Marie, exténués et éperdus de bonheur au bout de cette expérience si forte tant sur le plan physique que spirituel.

L’histoire aurait pu finir là. Eh bien non !

L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami. Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage. Naturellement, explicitement, ce pèlerinage est dès le début celui de pères de famille. Ils viennent rendre grâce et confier leur famille à Marie et Joseph. Ils confient aussi leurs soucis : santé, travail, désir d’enfant, cancer, enfant en perdition, chômage qui dure, épouse partie, conflits familiaux, … la liste est longue de ce qu’ils portent et dont ils parlent en cours de route, qu’ils échangent entre eux, qu’ils présentent à Dieu en offrant fatigue, chaleur et ampoules de la route.

Et c’est parti ! Chaque année un groupe d’une dizaine de pères de famille part d’Aix. Pas plus, pas moins. La formule est simple : ils marchent, ils parlent, ils prient, ils s’exercent à animer le chapelet, les méditations, les contemplations, ils se perdent parce qu’aucun d’eux ne prend le temps de repérer le chemin à l’avance. Le dimanche matin, ils sont accueillis à Saint-Joseph où une communauté de bénédictines arrivant de Médéa, en Algérie, s’est installée depuis 1977.

En 1982, une belle surprise attend les pèlerins à Notre Dame de Grâce. Ils sont accueillis par une communauté des Frères de Saint-Jean à qui a été confié le sanctuaire. La première rencontre avec les Frères de Saint-Jean est une découverte réciproque. « Vous ne pouvez pas garder cela pour vous », nous dit Benoît-Marie. Mais les pèlerins résistent : « Nous sommes des pères de famille, pas des employés de la Pastorale des pèlerinages du diocèse ! » Cela n’est pas négociable. Pourtant, dès l’année suivante, un troisième groupe rejoint Cotignac : des amis de Benoit Marie, de Cuges-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône.

Au cours des années suivantes, le groupe initial d’Aix-en-Provence ne cesse de grossir.

Ce n’est plus un groupe mais un troupeau. En même temps, d’autres groupes (Alpes Maritimes, Vaucluse) se sont constitués. Il faut se rendre à l’évidence. Les pèlerins du début comprennent que ce qui est devenu le « Pèlerinage en Provence des Pères de Famille » ne leur appartient pas. Marie a tranché. Ils choisissent de se séparer et au cours des années suivantes, de plus en plus de petits groupes partent de différents coins de Provence pour se retrouver le samedi soir à Cotignac.

Benoit Marie (encore lui !) dit sa préoccupation de voir le pèlerinage conduit et animé par des prêtres. Nouveau refus catégorique ! Dur-dur d’être prieur à Notre Dame ! « Nous sommes des pères de famille, pas des organisateurs de pèlerinage. On dit à nos amis de venir à Cotignac, passer deux jours sympas, entre copains, dans la nature. On sait qu’ils ont des soucis de famille ou de bébé et on leur dit qu’on veut les partager avec eux. On leur dit aussi qu’au bout de la route il y a Marie… Par contre qu’un prêtre marche avec nous, ça c’est génial : il serait en « voiture balai spi » et accueillerait chacun, cœur à cœur pour lui dire qu’il est aimé de Dieu » lui répond-on. Benoit-Marie, dubitatif, laisse tomber ses idées d’organisation par les prêtres et décide d’accompagner un groupe l’année suivante. A l’arrivée, il est convaincu : « Mon rôle est d’accueillir, de recueillir, de donner le pardon de Dieu. »

La formule est lancée.

Combien de pères de famille, éloignés de l’Église, de Dieu, qui, cheminant vers Cotignac, décident au cours de la marche d’aller parler un instant avec le prêtre … ? Combien de confessions, combien de grâces de conversion reçues ? Le pèlerinage des pères de famille est né à l’aube du pontificat de Jean Paul II. Il permet à des pères de famille d’origines diverses de marcher ensemble : traditionalistes et progressistes, riches et pauvres, croyants et incroyants, malades et en bonne santé, chefs d’entreprise et ouvriers, … Leur lien : être père de famille. Point ! Cet apostolat entre pères de famille permet l’évangélisation des pèlerins. Sur les routes de Cotignac, Marie fait leur éducation. Ils découvrent d’abord l’amour, l’amitié et le partage entre les membres de leur groupe. Puis ils découvrent qu’ils peuvent aimer davantage leur épouse, leurs enfants, leurs collègues de travail, … Par la prière, les chants, les méditations, l’adoration, la confession, ils découvrent la civilisation de l’amour [le règne du Christ Roi et de Marie Reine, NdEspN].

En quelques années, sans que ni Mgr Barthe, évêque en 1976 de Fréjus-Toulon, ni ses successeurs Mgr Madec et Mgr Rey, ni le Père Marie Dominique Philippe, fondateur des Frères de Saint Jean, ni la supérieure des Sœurs bénédictines de Médéa ne l’aient imaginé, Cotignac va jouer un rôle majeur en France pour les familles.

Quand Marie agit, elle le fait bien.

En quelques années les pères de famille dépassent le nombre de cinq cent. Et pourtant, ce pèlerinage n’a jamais fait l’objet, à ses débuts, de la moindre publicité dans aucun service des pèlerinages d’aucun diocèse. Il n’a jamais été un pèlerinage officiel ou labellisé. Il n’a reçu aucun soutien. A part l’évêque du Var qui vient régulièrement, le premier évêque qui y ait participé est monseigneur Billé, alors archevêque d’Aix. C’était en 1998. Il a été séduit par la formule et s’est étonné d’une si grande vivacité alors même qu’aucune reconnaissance n’existe.

Depuis 2011, les pères de famille ne sont jamais moins de 1200 à Cotignac.

Le lieu se révélant trop petit pour accueillir davantage de personnes, de nombreux autres pèlerinages de pères « selon l’esprit de Cotignac » sont organisés un peu partout en France. Actuellement une vingtaine : à Vézelay, en Auvergne, dans les Pyrénées, en Bretagne, en Dauphiné, en Normandie … jusqu’à l’Ile de La Réunion … partout des pères de famille marchent, chantent, partagent, prient et se convertissent.

En 1985, les mères de famille, un peu furieuses de ne pas pouvoir marcher avec leurs hommes, décident d’organiser leur propre pèlerinage.

Sourires et propos moqueurs des pères de famille. Elles partent à 5 d’Aix-en-Provence. En trois ans elles sont plus nombreuses que les pères de famille. Petit clin d’œil de Marie : comme au tombeau, elles sont les premières !

Et pourquoi les pères d’un côté, les mères de l’autre ? Allons-y aussi pour les familles. Puis, quelques années plus tard pour les célibataires, puis les collégiens, puis le pèlerinage pour la Vie …

Chaque pèlerin qui vient à Cotignac, c’est une conversion. Chaque conversion d’un père ou d’une mère c’est la conversion ou le début de conversion d’une famille. Alors, de plus en plus de pères et de mères de familles viennent à Marie. De plus en plus de familles reviennent à Marie et à Jésus.

Tout cela, sans plan marketing, sans campagne de presse. Marie, seulement Marie !

Jean-Louis Bouzereau, Pierre Chazerans et l’équipe des organisateurs

 

Image: Étape priante d’un des très nombreux groupes du pèlerinage des pères de famille de juillet 2015
Source: Cotignac 500 via Le Salon Beige

Causerie de bistrot : Maximilien Kolbe et la Milice de l’Immaculée

Causerie du Père Kurt sur Maximilien Kolbe et la Milicie de l’Immaculée, dans un bistrot proche de l’église Sainte-Catherine à Bruxelles.
Rajmund Kolbe est né le 7 janvier 1894 du mariage de Jules et Marianna Kolbe, deux tisserands polonais et tertiaires franciscains. Entré chez les Franciscains conventuels en 1907, il prend le nom de Maximilien Marie. Il meurt le 14 août 1941 d’une injection de phénol dans le bras, au camp de concentration d’Auschwitz.

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Erratum de l’enregistrement : transcendante, c’est-à-dire dont la cause est extérieure et supérieure, et non immanente, c’est-à-dire ayant son principe en soi-même.

« Je ne crains pas la mort, nous disait-il souvent, je ne crains que le péché ». Et il nous exhortait à ne nous attacher qu’au salut de nos âmes.
« Si vous veillez avant tout à ne pas pécher, si vous priez le Christ et si vous implorez la Vierge Marie, vous connaîtrez la paix » ne cessait-il de nous répéter, et il nous désignait le Christ comme le seul soutien, le seul recours possible.
Lui-même, nous le constations régulièrement, avait remis sa vie entre les mains de Dieu. Entièrement abandonné à sa Volonté, aimant par-dessus tout le Seigneur Jésus et Notre-Dame, il arrivait à faire passer cet amour en nous. On aurait dit que, par instants, une force transcendante émanait de lui et lorsqu’il nous parlait de Dieu, il donnait l’impression de ne plus appartenir à cette terre.
J’ai connu beaucoup de prêtres mais aucun dont la foi en Dieu fût si profonde et si indestructible. Je l’appelle « l’apôtre d’AUSCHWITZ », parce qu’il consacrait tous ses moments de liberté à nous aider. Il nous faisait prier et il nous confessait, il parlait beaucoup avec nous aussi. Après chaque confession, j’avais l’âme plus sereine et je voyais le monde différemment.

Témoignage d’un camarade prisonnier

 

Photo : Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016

Rendre témoignage à la vérité: l’homélie de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Sermon en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque d’Asie centrale, prononcé au cours de la Messe pontificale au faldistoire qu’il a célébrée le dimanche 17 janvier 2016 en l’église Saints-Jean-et-Étienne aux Minimes, à Bruxelles, à l’invitation de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre.

 

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
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« Le trésor divin de l’Eucharistie » : la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence de Monseigneur Athanasius Schneider à Bruxelles, samedi 16 janvier 2016.

Mgr Athanasius Schneider est un évêque auxiliaire d’Asie centrale connu pour avoir écrit le célèbre livre « Dominus est » sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, traduit en plusieurs langues et publié par la Libreria Editrice Vaticana sur décision du Pape Benoît XVI.

La conférence s’est tenue à la Maison Saint-Paul, apostolat de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Bruxelles.

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
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« La foi et le martyre »: la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, vendredi 15 janvier 2015 à Bruxelles.
Monseigneur Schneider est l’auteur du célèbre livre «Dominus est», traduit en plusieurs langues, sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, que le Pape Benoît XVI a fait publier par la Libreria Editrice Vaticana.

L’enregistrement est interrompu accidentellement moins de cinq minutes avant la fin de la conférence.

 

Photo: Diane Korzeniewski 2009
Enregistrement : Espérance Nouvelle 2016
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« Transmettre, à quoi bon? »: la conférence de François-Xavier Bellamy

Espérance Nouvelle vous propose d’écouter la conférence « Transmettre, à quoi bon? » donnée par le philosophe François-Xavier Bellamy, le 10 mars 2015 à Bruxelles, à l’initiative de l’Institut Sophia, sur le rôle et l’importance de la transmission dans l’éducation et dans l’enseignement.

François-Xavier Bellamy est professeur agrégé de philosophie en classes préparatoires à Paris et adjoint au maire de Versailles.