François Fillon « a tenu des propos contradictoires, et parfois à l’opposé du magistère catholique »

Dans Le Monde des Religions, Martin Brésis écrit :

« La question de l’influence catholique du programme de François Fillon suscite de vifs débats. Or, sur des sujets comme l’avortement ou le mariage gay, le candidat a tenu des propos contradictoires, et parfois à l’opposé du magistère catholique. »

Et le journaliste constate que son discours récent, que l’on peut qualifier d’électoraliste, tranche avec ses actes passés :

« L’attachement de François Fillon à des critères d’inspiration catholique dans la définition de son projet politique, s’il est assez flagrant ces dernières semaines, devient toutefois plus relatif quand on observe ses prises de position tout au long de sa carrière. Le mariage pour tous, par exemple, ne l’a pas toujours effarouché. Le 2 février 2012, sur France 2, dans l’émission « Des paroles et des actes », il a déclaré : « Je suis favorable à ce que l’on aille beaucoup plus loin que ce qui a été fait aujourd’hui dans ce qui est le PACS et qui pourrait être considérablement amélioré, avec notamment une cérémonie en mairie. » Une position confirmée le 14 novembre 2012, sur RTL, au micro de Jean-Michel Aphatie : « Il y a le mariage entre deux hommes, deux femmes (…) je n’ai pas d’hostilité à cette question-là. »

Quant à l’avortement, plusieurs de ses votes à l’Assemblée nationale vont dans un sens contraire à ses dernières déclarations. Le 26 novembre 2014, il a fait partie des 27 députés de l’UMP qui ont voté favorablement à une proposition de résolution socialiste « visant à réaffirmer le droit fondamental à l’Interruption Volontaire de Grossesse en France », alors même que la majorité des députés n’a pas pris part au vote (151 votants sur 577 députés). Les parlementaires qui ont voté aux côtés de François Fillon ce jour-là ont été vivement sermonnés par un contributeur de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, évoquant « des noms que devraient retenir les électeurs catholiques lors des prochaines élections législatives, afin d’empêcher leur réélection. »

François Fillon ne s’est par ailleurs pas opposé au projet de loi « pour l’égalité entre les hommes et les femmes », présenté le 28 janvier 2014, qui a renforcé le droit à l’avortement, en créant notamment un délit d’entrave à l’IVG. Délit qui vise explicitement des « commandos » intégristes catholiques, et qui concerne aussi bien l’entrave « matérielle » que « psychologique ».

Source : Extraits publiés sur Le Salon Beige

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