Avoir voté Fillon : une lâcheté immorale

Alain Toulza n’a pas voté Fillon au premier tour, et n’a pas voté du tout au second tour de la primaire :

« Dans son « coup de gueule » reproduit ce 25 novembre dans Le Salon beige, François Teutsch a parfaitement analysé la cause de l’échec de la tentative Poisson de représenter nos valeurs : « Elle est dans la lâcheté de la bourgeoisie catholique française qui préférera toujours l’allègement de sa feuille d’impôt au combat pour les valeurs (…). Dans son inconséquence qui lui fait déplorer la marchandisation de l’humain tout en adhérant à l’idéologie libérale mondialiste ».

Je ne reviendrai donc pas sur son analyse mais, à l’intention de tous ceux qui m’ont fait l’honneur d’approuver mon plaidoyer en faveur de Jean-Frédéric Poisson, je veux dire ici pourquoi je n’irai pas voter dimanche. J’ai expliqué, dans le second article paru dans Le Salon beige du 16 octobre dernier, que, les valeurs républicaines de la droite et du centre étant une « auberge espagnole », j’étais prêt à signer mon adhésion à celles que portait le candidat Poisson, mais qu’en aucune manière je ne saurais donner ma caution à celles pour lesquelles, en particulier et à l’instar des autres candidats, le prétendu « catholique » François Fillon renie et trahit publiquement les exigences de la loi de Dieu, qui est le fondement du droit naturel : la vie dans toutes ses dimensions et le mariage dans son unique acception. En mon âme et conscience, je ne peux déclarer, pour avoir droit à voter dans ce second tour, mon adhésion à ces prétendues « valeurs » que sont l’avortement et le « mariage pour tous », défendues par M. Fillon (au contraire de M. Poisson au premier tour).

S’il y avait bien une circonstance où les chrétiens avaient la possibilité de voter utile en désignant le seul candidat qui défendait leurs causes, c’était celle du premier tour de ces primaires. Ils ont préféré donner libre cours à des calculs électoralistes, choisissant l’un de ceux dont ils avaient copieusement sifflé le nom à la dernière marche LMPT, et confirmant ainsi le constat amer de Péguy : « Tout commence en mystique et finit en politique. »

Lors des présidentielles, aucun engagement ne sera exigé de personne. Chacun pourra alors désigner, entre la peste et le choléra, celui qu’il jugera le moins irritant des candidats sans qu’il soit question d’en approuver toutes les « valeurs ». Pour l’heure, je m’abstiens. »

Source : La notation des deux finalistes selon Liberté Politique

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