Interdit de dire « C’est une fille! » – Obama is watching you

En s’adressant mardi 14 juin au premier « Sommet des Femmes » des États-Unis d’Amérique, Barack Obama a expliqué qu’il veut en finir avec les « stéréotypes de genre ». Un exemple ? À la maternité (excusez l’expression), un médecin qui déclare « C’est une fille! »: intolérable.

Obama 2016-06-14 b

Source : NBC News – Obama: ‘We’re Still Boxed in by Gender Stereotypes’

Gabrielle Cluzel : « Le féminisme menace la femme »

Gabrielle Cluzel est journaliste et rédactrice en chef du site Boulevard Voltaire, elle écrit également dans les revues Monde et Vie et Famille Chrétienne. Dans son ouvrage Adieu Simone ! Les dernières heures du féminisme, elle adresse une vive critique aux tenants de cette idéologie et explique sa décomposition imminente. Avec un ton incisif et percutant elle met les militants féministes face à leurs contradictions : GPA, idéologie du genre ou encore libération sexuelle et islam, son ouvrage donne une vue d’ensemble des paradoxes qui secouent le féminisme.

Source : GABRIELLE CLUZEL : “LES DERNIÈRES HEURES DU FÉMINISME”

 

féminisme, livres

Adieu Simone !

Les dernières heures du féminisme.

« Je n’ai pas la prétention de faire une analyse du féminisme depuis des siècles à travers le monde. De remonter à l’âge de pierre pour étudier la condition de la femme dans les grottes préhistoriques. Je veux seulement évoquer ce que je connais. Ce féminisme en mini-jupe, mutin comme une parisienne de Kiraz, que l’on trouvait sur les barricades de mai 68, devenu ce féminisme imposant et tyrannique, aux allures de rombière de Faisant, que l’on trouve à présent sur les ruines de mai 68. Une rombière acariâtre et autoritaire avec sa moitié, l’homme occidental, faible et maigrelet, qu’elle morigène toute la sainte journée et fait avancer tête baissée… mais une rombière laxiste, aveugle, et masochiste avec les enfants qu’en couchant avec l’amant de toujours, la gauche, elle a engendrés et réchauffés dans son sein : libération sexuelle, laxisme judiciaire et islam impérieux. » 

Gabrielle Cluzel – Éditions Le Centurion

11,90 €

> Lire des extraits

 

Ses cauchemars ont cessé lorsque ce prêtre lui a dit la dure vérité sur l’avortement

Source : Priest: Woman’s nightmares ended when I told her the hard truth about abortion

Ce qu’il manque aux apôtres d’aujourd’hui : aimer passionnément les âmes

Jésus prêchant

Peu d’apôtres, prêtres ou laïcs, sont prêts pour l’apostolat d’aujourd’hui. Un prédicateur en renom me disait son impression, en descendant de chaire, de n’avoir pas donné aux fidèles ce qu’ils étaient en droit d’attendre. La prédication, du moins quand elle n’est pas désespérément pratique et banale, plane presque toujours au‑dessus des têtes, impuissante à mettre les âmes en résonance. Et si l’on voulait bien interroger les apôtres sociaux, les dirigeants ou conseillers d’œuvres n’arracherait‑on pas des aveux pareils à ceux de ce prêtre averti ?

L’action ne pénètre pas. elle reste en surface. Chacun de nous ne l’a‑t-­il pas senti, quand l’âme au‑dedans était toute bouillonnante, mais l’effet sur autrui comme imperceptible ? Nos désirs les plus véhéments, nos vues les plus claires, quand il s’agit de les communiquer, ne trouvent pas facilement la voie de l’esprit et du cœur.

Nous avons remué des mots, exprimé des idées, esquissé des synthèses, et nous n’avons pas été compris. Pourtant, notre doctrine était sûre; elle répétait l’Évangile, les Pères, saint Thomas, les encycliques. Pourtant, nous avions raison. Mais le contact ne s’est pas assez établi notre dynamisme n’a pas su se faire entraîneur.

Quelques‑uns d’entre nous pourraient nous sembler plus heureux. Agrippés davantage au réel, ils ont obtenu dans l’action professionnelle ou dans l’action civique des résultats comme tangibles : par eux un peu de justice s’est réintroduit dans le donné social, des contrats ont été observés, des protections indispensables établies, des réformes profondes amorcées. Pourtant, aux questions que nous leur avons posées, ils nous ont répondu par la confidence de leur désespoir devant une société toujours en dérobade devant l’effort moralisateur et sanctificateur. A leur sens, ils ne touchent du désordre social que la pelure : les plus grandes corruptions sont au‑dedans, établies dans les rouages mêmes, dans les législations et dans les inerties collectives ou individuelles. Il faudrait des génies et des saints pour porter remède à ces maux ; encore devraient‑ils être tenaces et puissants.

Tirons leçon de ces remarques.

Les apôtres d’aujourd’hui vont parfois trop tôt à l’action, avant que leur culture humaine et leur formation chrétienne soient assez assurées. Ils restent, dans leur activité apostolique, au niveau de leur valeur vraie. Malgré leur générosité, ils sont impuissants. Quelques cercles spéciaux s’ouvrent volontiers à leur action : enfants, religieuses, âmes pieuses, ou camarades. Mais devant des hommes, ils sont au fond désarmés, n’ayant à leur portée que les formules toutes faites, abstraites ou usées, tirées des livres de théologie, des sermonnaires, ou des manuels de piété. S’il s’agit même des encycliques, elles sont utilisées sans efficacité, car on n’en saurait faire qu’usage littéral, n’ayant pas de la société en laquelle on vit une connaissance expérimentale.

Je sais qu’il y a les suppléances de la grâce. Les apôtres avaient peu de culture : ils ont changé le monde. Le saint, qui laisse grandir en lui l’intime désir du bien d’autrui, opère par cette prière constante plus que par son action ; et Dieu sait utiliser aux plus grandes œuvres les plus débiles instruments s’ils sont totalement dociles. En apostolat, Dieu Inspire, conduit, récompense : il est souverain maître et rien ne l’irrite comme la confiance orgueilleuse de quiconque en soi‑même. Les plus humbles sont finalement les plus grands : encore y a‑t‑il connexion des vertus, et l’humilité vraie n’exclut pas la force en sa forme magnanime.

Les magnanimes voient grand, désirent grand, réalisent grand, je ne dirai pas malgré leur humilité, mais par leur humilité. Se mettant à leur vraie place parmi tous êtres et toutes choses, ils sont juste placés comme il faut pour y bien voir ; pour mettre Dieu à sa place infiniment transcendante au‑dessus de tout, et l’univers, et l’humanité, et les nations, et les professions, et les entreprises, et les familles, et les hommes, et l’économie, et la politique, et la science, et la technique, et toute la création inférieure : chacun et chaque chose à sa place, sous le très large regard de la raison et de la foi.

Peut‑être est‑ce simplement tout cela qui manque à trop d’apôtres d’aujourd’hui ; ils sont partis trop tôt, ou trop tôt ils se sont contentés de ce qu’ils avaient de science, d’expérience et de vertu. Ils ont cru trop tôt, beaucoup trop tôt, qu’ils étaient au point. Laïcs, ils sont restés des militants médiocres, à peine utilisables ; ou des chefs trop spécialisés, inaptes aux grands postes. Prêtres, ils ont indéfiniment, hors de la vie, hors du réel, inadaptés et incompris, répété les mêmes sermons et ronronné les mêmes clichés. Une clientèle facilement admiratrice leur a suffi, quand la masse ne savait même plus qu’il y a un Dieu et que le Christ est venu, quand il n’y avait personne pour rappeler aux puissants, aux supérieurs, leurs devoirs ; pour condamner le mal avec précision et indiquer aux carrefours sociaux le droit chemin.

Je crois qu’il manque à trop d’apôtres d’aujourd’hui d’aimer passionnément les âmes. Il leur manque aussi de connaître l’humanité, cette humanité de notre temps, dont nous sommes. Combien se sont penchés sur notre société malade, pour l’ausculter, comme fait le médecin ? Combien ont pris le temps d’étudier à fond la trame même de la vie sociale, en ses courants intellectuels, en ses rouages économiques, en ses contraintes légales, en ses groupements politiques ? Pour agir avec chances de succès, il faut connaître. Trop de médecins de notre société ne la connaissent pas, ni ses déchéances profondes, ni ses potentialités encore intactes. Avant de traiter ce grand malade, il le faut à tout prix étudier, et bien posséder la vraie science de guérir. La théologie en quelques thèses ne peut suffire ici ; la sagesse s’impose : le regard de l’humble qui s’apparente à force de pureté au regard de Dieu, le regard du contemplatif sur le Christ, en qui tout se résume, et qui commença consciemment en lui‑même le salut de chaque génération. L’apôtre d’aujourd’hui doit insérer son action dans le plan du Christ sur ce temps : bien connaître le Christ et connaître son temps pour les rapprocher avec amour, tout est là.

Source : « Connaître notre temps »