La naissance du pèlerinage des pères de famille à Cotignac

Quand Marie agit, elle le fait bien : à partir du vœu d’un père de famille qui voulait remercier pour l’heureuse issue d’une grossesse préoccupante, et du renouvellement de la démarche sans planification, sans publicité et sans bruit, Cotignac est maintenant devenu un lieu majeur pour les familles de France.

Le pèlerinage des pères de famille c’est, en 1976, l’histoire d’un père de famille dont l’épouse vit une grossesse difficile et des moments d’inquiétude : les médecins évoquent des perspectives préoccupantes au terme de la grossesse de sa femme. Ils ont tous deux entendu parler de Cotignac et y font une ‘excursion’ à la fin de l’hiver. Sur la route du retour, le jeune père fait à sa femme la promesse de retourner à pied à Cotignac depuis Aix-en-Provence … si tout se passe bien ! Pense-t-il à un ‘pèlerinage’ ? Même pas ! Or, en juin de l’année suivante, la naissance d’Emmanuelle se déroule merveilleusement. Les parents sont comblés. Le jeune père pense à respecter sa promesse.

La naissance de ce pèlerinage est aussi l’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. Nous sommes en juillet 1976 ; une grande période de canicule dans toutes les mémoires

Que se passe-t-il au cours de ce pèlerinage ? Ils marchent et ils discutent.

Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « Tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. […]

Le deuxième jour, en fin d’après-midi, ils passent tout près de Saint-Joseph… sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre-Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier « bébé Cotignac » version contemporaine. Le chapelain du sanctuaire reste totalement insensible à leur démarche …

Qu’importe : ils se sont jetés aux pieds de Marie, exténués et éperdus de bonheur au bout de cette expérience si forte tant sur le plan physique que spirituel.

L’histoire aurait pu finir là. Eh bien non !

L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami. Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage. Naturellement, explicitement, ce pèlerinage est dès le début celui de pères de famille. Ils viennent rendre grâce et confier leur famille à Marie et Joseph. Ils confient aussi leurs soucis : santé, travail, désir d’enfant, cancer, enfant en perdition, chômage qui dure, épouse partie, conflits familiaux, … la liste est longue de ce qu’ils portent et dont ils parlent en cours de route, qu’ils échangent entre eux, qu’ils présentent à Dieu en offrant fatigue, chaleur et ampoules de la route.

Et c’est parti ! Chaque année un groupe d’une dizaine de pères de famille part d’Aix. Pas plus, pas moins. La formule est simple : ils marchent, ils parlent, ils prient, ils s’exercent à animer le chapelet, les méditations, les contemplations, ils se perdent parce qu’aucun d’eux ne prend le temps de repérer le chemin à l’avance. Le dimanche matin, ils sont accueillis à Saint-Joseph où une communauté de bénédictines arrivant de Médéa, en Algérie, s’est installée depuis 1977.

En 1982, une belle surprise attend les pèlerins à Notre Dame de Grâce. Ils sont accueillis par une communauté des Frères de Saint-Jean à qui a été confié le sanctuaire. La première rencontre avec les Frères de Saint-Jean est une découverte réciproque. « Vous ne pouvez pas garder cela pour vous », nous dit Benoît-Marie. Mais les pèlerins résistent : « Nous sommes des pères de famille, pas des employés de la Pastorale des pèlerinages du diocèse ! » Cela n’est pas négociable. Pourtant, dès l’année suivante, un troisième groupe rejoint Cotignac : des amis de Benoit Marie, de Cuges-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône.

Au cours des années suivantes, le groupe initial d’Aix-en-Provence ne cesse de grossir.

Ce n’est plus un groupe mais un troupeau. En même temps, d’autres groupes (Alpes Maritimes, Vaucluse) se sont constitués. Il faut se rendre à l’évidence. Les pèlerins du début comprennent que ce qui est devenu le « Pèlerinage en Provence des Pères de Famille » ne leur appartient pas. Marie a tranché. Ils choisissent de se séparer et au cours des années suivantes, de plus en plus de petits groupes partent de différents coins de Provence pour se retrouver le samedi soir à Cotignac.

Benoit Marie (encore lui !) dit sa préoccupation de voir le pèlerinage conduit et animé par des prêtres. Nouveau refus catégorique ! Dur-dur d’être prieur à Notre Dame ! « Nous sommes des pères de famille, pas des organisateurs de pèlerinage. On dit à nos amis de venir à Cotignac, passer deux jours sympas, entre copains, dans la nature. On sait qu’ils ont des soucis de famille ou de bébé et on leur dit qu’on veut les partager avec eux. On leur dit aussi qu’au bout de la route il y a Marie… Par contre qu’un prêtre marche avec nous, ça c’est génial : il serait en « voiture balai spi » et accueillerait chacun, cœur à cœur pour lui dire qu’il est aimé de Dieu » lui répond-on. Benoit-Marie, dubitatif, laisse tomber ses idées d’organisation par les prêtres et décide d’accompagner un groupe l’année suivante. A l’arrivée, il est convaincu : « Mon rôle est d’accueillir, de recueillir, de donner le pardon de Dieu. »

La formule est lancée.

Combien de pères de famille, éloignés de l’Église, de Dieu, qui, cheminant vers Cotignac, décident au cours de la marche d’aller parler un instant avec le prêtre … ? Combien de confessions, combien de grâces de conversion reçues ? Le pèlerinage des pères de famille est né à l’aube du pontificat de Jean Paul II. Il permet à des pères de famille d’origines diverses de marcher ensemble : traditionalistes et progressistes, riches et pauvres, croyants et incroyants, malades et en bonne santé, chefs d’entreprise et ouvriers, … Leur lien : être père de famille. Point ! Cet apostolat entre pères de famille permet l’évangélisation des pèlerins. Sur les routes de Cotignac, Marie fait leur éducation. Ils découvrent d’abord l’amour, l’amitié et le partage entre les membres de leur groupe. Puis ils découvrent qu’ils peuvent aimer davantage leur épouse, leurs enfants, leurs collègues de travail, … Par la prière, les chants, les méditations, l’adoration, la confession, ils découvrent la civilisation de l’amour [le règne du Christ Roi et de Marie Reine, NdEspN].

En quelques années, sans que ni Mgr Barthe, évêque en 1976 de Fréjus-Toulon, ni ses successeurs Mgr Madec et Mgr Rey, ni le Père Marie Dominique Philippe, fondateur des Frères de Saint Jean, ni la supérieure des Sœurs bénédictines de Médéa ne l’aient imaginé, Cotignac va jouer un rôle majeur en France pour les familles.

Quand Marie agit, elle le fait bien.

En quelques années les pères de famille dépassent le nombre de cinq cent. Et pourtant, ce pèlerinage n’a jamais fait l’objet, à ses débuts, de la moindre publicité dans aucun service des pèlerinages d’aucun diocèse. Il n’a jamais été un pèlerinage officiel ou labellisé. Il n’a reçu aucun soutien. A part l’évêque du Var qui vient régulièrement, le premier évêque qui y ait participé est monseigneur Billé, alors archevêque d’Aix. C’était en 1998. Il a été séduit par la formule et s’est étonné d’une si grande vivacité alors même qu’aucune reconnaissance n’existe.

Depuis 2011, les pères de famille ne sont jamais moins de 1200 à Cotignac.

Le lieu se révélant trop petit pour accueillir davantage de personnes, de nombreux autres pèlerinages de pères « selon l’esprit de Cotignac » sont organisés un peu partout en France. Actuellement une vingtaine : à Vézelay, en Auvergne, dans les Pyrénées, en Bretagne, en Dauphiné, en Normandie … jusqu’à l’Ile de La Réunion … partout des pères de famille marchent, chantent, partagent, prient et se convertissent.

En 1985, les mères de famille, un peu furieuses de ne pas pouvoir marcher avec leurs hommes, décident d’organiser leur propre pèlerinage.

Sourires et propos moqueurs des pères de famille. Elles partent à 5 d’Aix-en-Provence. En trois ans elles sont plus nombreuses que les pères de famille. Petit clin d’œil de Marie : comme au tombeau, elles sont les premières !

Et pourquoi les pères d’un côté, les mères de l’autre ? Allons-y aussi pour les familles. Puis, quelques années plus tard pour les célibataires, puis les collégiens, puis le pèlerinage pour la Vie …

Chaque pèlerin qui vient à Cotignac, c’est une conversion. Chaque conversion d’un père ou d’une mère c’est la conversion ou le début de conversion d’une famille. Alors, de plus en plus de pères et de mères de familles viennent à Marie. De plus en plus de familles reviennent à Marie et à Jésus.

Tout cela, sans plan marketing, sans campagne de presse. Marie, seulement Marie !

Jean-Louis Bouzereau, Pierre Chazerans et l’équipe des organisateurs

 

Image: Étape priante d’un des très nombreux groupes du pèlerinage des pères de famille de juillet 2015
Source: Cotignac 500 via Le Salon Beige

Publicités

Prière des futurs parents : une aide pour les couples en espérance d’enfants

Capture d’écran 2016-01-27 à 15.51.12

La prière des futurs parents est un groupe de prière à distance (chacun prie chez soi) mais en union de prière avec les autres membres du groupe, une fois par semaine le jeudi soir. Nous prions à travers l’intercession et la vie d’un saint, différent chaque semaine. Le groupe existe depuis un an. Il est composé de couples du monde entier. Il concerne tous les couples en espérance d’enfants, ceux qui ont déjà accepté de ne pas pouvoir en avoir, et ceux qui sont en démarche d’adoption.

L’objectif est de transformer la souffrance de l’attente ou du vide ressenti, en joie féconde pour le monde.

Le groupe se met sous le patronage des saints, avec à sa tête la Vierge Marie, afin de garder une ferme espérance en Dieu et s’abandonner à Sa volonté. Il s’agit de soutenir nos cœurs blessés, par la prière partagée avec des couples dans la même situation.

> Prière des futurs parents

Depuis un an, une vingtaine de couples se sont inscrits à la prière. Certains sont partis car des grossesses ont été annoncées (certaines relèveraient du miracle).
Nous avons au fil du temps étoffé le groupe d’un site internet qui relaie des infos concernant les pèlerinages pour les couples en espérances d’enfant, les vies des saints, des catéchèses de l’Église catholique, et la possibilité de confier une intention de prière dans des communautés religieuses avec lesquelles nous sommes associés. Les couples sont heureux de la formule et des méditations.

> Prière des futurs parents sur le site du diocèse de Séez

 

Image du haut : fresque peinte par Giotto di Bondone, La rencontre de Sainte Anne et Saint Joachim à la porte dorée, 1305, détail.

Causerie de bistrot : Maximilien Kolbe et la Milice de l’Immaculée

Causerie du Père Kurt sur Maximilien Kolbe et la Milicie de l’Immaculée, dans un bistrot proche de l’église Sainte-Catherine à Bruxelles.
Rajmund Kolbe est né le 7 janvier 1894 du mariage de Jules et Marianna Kolbe, deux tisserands polonais et tertiaires franciscains. Entré chez les Franciscains conventuels en 1907, il prend le nom de Maximilien Marie. Il meurt le 14 août 1941 d’une injection de phénol dans le bras, au camp de concentration d’Auschwitz.

.

Erratum de l’enregistrement : transcendante, c’est-à-dire dont la cause est extérieure et supérieure, et non immanente, c’est-à-dire ayant son principe en soi-même.

« Je ne crains pas la mort, nous disait-il souvent, je ne crains que le péché ». Et il nous exhortait à ne nous attacher qu’au salut de nos âmes.
« Si vous veillez avant tout à ne pas pécher, si vous priez le Christ et si vous implorez la Vierge Marie, vous connaîtrez la paix » ne cessait-il de nous répéter, et il nous désignait le Christ comme le seul soutien, le seul recours possible.
Lui-même, nous le constations régulièrement, avait remis sa vie entre les mains de Dieu. Entièrement abandonné à sa Volonté, aimant par-dessus tout le Seigneur Jésus et Notre-Dame, il arrivait à faire passer cet amour en nous. On aurait dit que, par instants, une force transcendante émanait de lui et lorsqu’il nous parlait de Dieu, il donnait l’impression de ne plus appartenir à cette terre.
J’ai connu beaucoup de prêtres mais aucun dont la foi en Dieu fût si profonde et si indestructible. Je l’appelle « l’apôtre d’AUSCHWITZ », parce qu’il consacrait tous ses moments de liberté à nous aider. Il nous faisait prier et il nous confessait, il parlait beaucoup avec nous aussi. Après chaque confession, j’avais l’âme plus sereine et je voyais le monde différemment.

Témoignage d’un camarade prisonnier

 

Photo : Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016

Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie? Entretien avec Mgr Athanasius Schneider

Capture d’écran 2016-01-25 à 16.12.35

Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie?

Entretien avec Mgr Athanisus Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan.

Pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

Pourquoi le mode de réception de la communion est très important ?

Le mode de distribution de la communion ne doit pas être considéré comme secondaire. Avoir la foi en la réalité de la sainte communion c’est croire en la présence réelle substantielle de notre Sauveur Jésus-Christ avec toute Sa divinité dans une petite hostie.
Dieu S’est incarné et l’Eucharistie est l’expression la plus grande de l’Incarnation de Dieu. Nous devons prendre très au sérieux la présence de notre Dieu incarné dans le mystère eucharistique, et pour cette raison D c’est une conséquence logique D je dois traiter notre Dieu incarné d’un mode qui est digne de la divinité de Dieu.

Quelles sont les 4 raisons qui militent pour un retour à la communion sur les lèvres?

  1. C’est une exigence de notre foi catholique : traiter Notre-Seigneur, Sa présence réelle avec une correspondance avec notre foi catholique, une correspondance entre la foi et le geste, le rite extérieur. C’est une exigence nécessaire. La manière de traiter Notre-Seigneur, la sainte communion, a aussi une influence très forte dans ma foi. Si je traite la sainte hostie comme un biscuit, un bonbon, avec le temps, ma foi change et ma psychologie change aussi avec moi.
  2. Nous devons avoir un mode extérieur très respectueux, très sacré, clairement différent, du mode pour prendre de la nourriture ordinaire.
  3. Personne ne peut nier que pendant la distribution de la communion directement dans la main, il y a une perte très grande de parcelles eucharistiques qui tombent puis sont écrasées sous les pieds, c’est un fait réel. Personne ne peut nier, c’est un fait évident et horriblement grave.
  4. L’autre aspect est le vol d’hosties consacrées. Il y a aujourd’hui dans le monde presque un business de vols d’hosties sacrées. Et ce mode de prendre la communion dans la main facilite ce vol d’hosties sacrées. Comment pouvons-nous être tellement négligents avec cette réalité. Beaucoup de personnes protègent bien leur trésor, leur maison, leur argent et tous leurs biens, mais NotreDSeigneur a moins de valeur que le trésor le plus grand de leur vie. Il n’est pas protégé suffisamment et c’est très grave le vol d’hosties, pour commettre des actes de blasphème, des actes sataniques, etc.

Certaines personnes justifient la communion dans la main en expliquant qu’elle existait déjà dans les premiers temps de l’Eglise ?

Dans les premiers siècles, la sainte communion était reçue dans la main mais d’une façon différente. Il n’était pas permis de toucher avec les doigts la sainte communion et elle était reçue seulement dans la main droite et puis le fidèle devait faire une inclination profonde et prendre directement avec la bouche la sainte communion, puis purifier sa paume avec la langue pour éviter la perte de parcelles eucharistiques. Avant, la paume de la main était purifiée et la main était lavée. Il n’y avait pas ce geste comme pour de la nourriture ordinaire : je prends avec deux doigts un bonbon, un biscuit que je mets moi-même dans ma bouche.

Les dames ne recevaient pas la sainte communion directement sur la main mais sur une espèce de linge blanc, appelé « dominical » ou « corporal ». Les dames recevaient avec inclination dans la bouche la sainte communion, et après le linge était purifié pour éviter la perte de parcelles.

Dans ces temps anciens, le fidèle ne recevait pas la sainte communion souvent, une fois ou deux par an. Quand on fait un rite très rare, on le fait avec plus de révérence, de respect. Aujourd’hui, tout le monde reçoit la communion chaque dimanche, c’est bon mais souvent sans la préparation nécessaire, spirituelle, et puis aussi psychologique, extérieure. Le mode de communion dans la main facilite cette négligence psychologique.

Puis l’Eglise a décidé de donner la sainte communion directement dans la bouche parce qu’elle avait reconnu que ce mode est plus sûr, plus clair, plus sûr, spécialement pour éviter la perte des parcelles. Après quelques siècles, au moyen0âge, l’Eglise a encouragé de recevoir la sainte communion même à genoux. Donc nous pouvons observer cette évolution très organique guidée par le Saint Esprit.

La communion dans la main a été introduite il y a 40 ans environ. Maintenant nous pouvons observer les conséquences dans la communion de la main, cette diminution du respect extérieur, la perte en même temps de la foi intégrale catholique, de la présence réelle et aussi de la transsubstantiation. Ce mode moderne n’a jamais existé dans l’histoire de l’Eglise, de prendre de la main gauche et prendre avec ses propres doigts et de mettre dans sa bouche soiDmême. C’est une espèce d’auto-communion. Cela n’avait jamais existé ! Ce mode a été inventé, pratiqué par les communautés calvinistes. Déclarer que ce mode est de l’Eglise ancienne, c’est faux, c’est une erreur.

Pourquoi le mode de réception de la communion est pour vous à l’origine de la crise de l’Église ?

Parce que la Sainte Eucharistie est le cœur de l’Eglise. L’Eglise est édifiée continuellement à partir de l’Eucharistie. La situation de la santé spirituelle de l’Eglise aujourd’hui est très grave, est très faible, à cause du cœur de l’Eglise et l’Eucharistie est traitée d’un mode horriblement indigne.
Nous devons prier pour cette intention que le SaintDEsprit illumine le pape de nous donner une mesure, un décret très clair de protéger NotreDSeigneur. Si nous prenons au sérieux Notre-Seigneur incarné, Notre-Seigneur eucharistique, il y aura un vrai renouvellement, une vraie Pentecôte de l’église, des nouveaux fruits du Saint Esprit.

Bibliographie – Pour aller plus loin :

– « Corpus Christi » – Mgr Athanasius Schneider – Editions Contretemps

– « Mediator Dei » – « Sur la sainte Liturgie » D Pie XII – 20 novembre 1947 D Editions Tequi

– « La communion sur la langue, une pratique qui s’impose ! » – Père Paul Cocard – Editions DMM

 

Source: Notre-Dame de Chrétienté

 

> Traduction de l’entretien en espagnol – Leer en español

Rendre témoignage à la vérité: l’homélie de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Sermon en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque d’Asie centrale, prononcé au cours de la Messe pontificale au faldistoire qu’il a célébrée le dimanche 17 janvier 2016 en l’église Saints-Jean-et-Étienne aux Minimes, à Bruxelles, à l’invitation de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre.

 

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
[Diffuser]

« Le trésor divin de l’Eucharistie » : la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence de Monseigneur Athanasius Schneider à Bruxelles, samedi 16 janvier 2016.

Mgr Athanasius Schneider est un évêque auxiliaire d’Asie centrale connu pour avoir écrit le célèbre livre « Dominus est » sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, traduit en plusieurs langues et publié par la Libreria Editrice Vaticana sur décision du Pape Benoît XVI.

La conférence s’est tenue à la Maison Saint-Paul, apostolat de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Bruxelles.

Photo: Espérance Nouvelle 2016
Enregistrement: Espérance Nouvelle 2016
[Diffuser : PIPII]

« La foi et le martyre »: la conférence de Mgr Athanasius Schneider à Bruxelles, en français

Conférence en français de Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, vendredi 15 janvier 2015 à Bruxelles.
Monseigneur Schneider est l’auteur du célèbre livre «Dominus est», traduit en plusieurs langues, sur l’amour de l’Eucharistie et la réception respectueuse de la sainte communion, que le Pape Benoît XVI a fait publier par la Libreria Editrice Vaticana.

L’enregistrement est interrompu accidentellement moins de cinq minutes avant la fin de la conférence.

 

Photo: Diane Korzeniewski 2009
Enregistrement : Espérance Nouvelle 2016
[Diffuser]

Le film « Être et devenir » projeté à Bruxelles ce jeudi 21 janvier 2016 à 19h30: pour l’éducation à la maison

Une projection du film « Être et devenir » est programmée au cinéma Aventure, au centre-ville de Bruxelles, ce jeudi 21 janvier 2016 à 19h30.

Le film, qui a déjà parcouru plusieurs pays d’Europe, tombe à point nommé en Belgique, face aux tentatives actuelles du monde politique, en particulier de la ministre Joëlle Milquet (« Centre Démocrate Humaniste ») d’imposer de lourdes restrictions sur la pratique de plus en plus prisée de l’instruction en famille.

Malgré son ancrage dans une anthropologie de type rousseauiste toujours en vogue et très justement dénoncée par le philosophe François-Xavier Bellamy lors de sa conférence « Transmettre, à quoi bon ? » donnée à Bruxelles le 10 mars 2015, dont le compte-rendu et l’enregistrement complet sont publiés, ce film apparaît comme un argumentaire intéressant et puissant, qui donne matière à réflexion aux convaincus comme aux sceptiques, en faveur du mouvement de l’éducation en famille. Ce mouvement en pleine expansion est de plus en plus prisé, notamment aux États-Unis et en France, par les défenseurs de la famille face aux expérimentations pédagogiques néo-soviétiques imposées aux enfants par les ministères en charge du système scolaire. La liberté scolaire et la défense du droit des parents à choisir l’éducation de leurs enfants, à l’encontre des violentes ingérences de l’État dans la sphère familiale, deviennent aujourd’hui des sujets de réflexion cruciaux dont notre génération ne pourra se permettre de faire l’économie.

Ne manquez pas cette occasion de préparer à vos enfants une éducation saine et un avenir de qualité.

«La réalisatrice nous emporte dans un voyage en France, aux Etats-Unis, en Angleterre, et en Allemagne (où il est illégal de ne pas aller à l’école), à la rencontre de parents qui ont choisi de ne pas scolariser leurs enfants»

« Être et devenir » de Clara Bellar, cinéma Aventure, Bruxelles, jeudi 21 janvier 2016 à 19h30, VF, 1h39 – suivi d’un temps d’échange avec le public.

Vous pouvez écouter quelques commentaires de spectateurs qui ont vu le film:

> Vidéos: Ciné Rencontres

La réalisatrice met également à disposition du public une liste de ressources utiles à toute personne intéressée par l’instruction en famille:

> Ressources utiles et ouvrages de référence

« Transmettre, à quoi bon? »: la conférence de François-Xavier Bellamy

Espérance Nouvelle vous propose d’écouter la conférence « Transmettre, à quoi bon? » donnée par le philosophe François-Xavier Bellamy, le 10 mars 2015 à Bruxelles, à l’initiative de l’Institut Sophia, sur le rôle et l’importance de la transmission dans l’éducation et dans l’enseignement.

François-Xavier Bellamy est professeur agrégé de philosophie en classes préparatoires à Paris et adjoint au maire de Versailles.

« L’art contemporain »: une imposture qui s’impose

INTERVIEW D’AUDE DE KERROS – L’artiste et essayiste critique les dérives du conceptualisme qui enferment la création dans la doxa gauchiste et transforment les œuvres en produit financier.

Parallèlement à son œuvre d’artiste, peintre et graveur, Aude de Kerros mène une réflexion de fond sur l’Art contemporain, qui s’est traduite dans plusieurs essais (*). Son nouvel opus, L’Imposture de l’Art contemporain, une utopie financière, aux Éditions Eyrolles, est une synthèse éclairante: à la fois histoire de l’art, enquête politico-économique très documentée et réflexion critique voire polémique sur le «sens et destin» de l’art, pour reprendre un titre célèbre de son maître René Huyghe.

Le FIGARO. – On entend logiquement l’expression «Art contemporain» comme l’art d’aujourd’hui, et vous en montrez l’équivoque. D’une part, elle désigne une forme de création spécifique, qui est loin d’être la seule chez les artistes vivants. D’autre part, elle joue sur le prestige du mot «art», qui évoque une longue et haute histoire de l’esprit humain, alors que son propos est justement d’en prendre le contre-pied.

Aude DE KERROS. – Oui, l’imposture est d’abord sémantique. Depuis les premières peintures rupestres, l’art pictural est un langage non verbal qui délivre un sens grâce à la forme. […] Or, le courant conceptuel qui a pris dans les années 1970 la dénomination d’«Art contemporain» se définit lui-même comme l’inverse de l’art, dont il fait la critique radicale, et il parle un autre langage, issu de la sociologie et plus tard du marketing. Il se fonde sur la célèbre formule de Marcel Duchamp: «Est de l’art ce que l’artiste déclare tel.» Ce que les institutions définissent ainsi, ajoutera plus tard le philosophe Arthur Danto. En conséquence, n’importe quoi peut devenir de l’art, à l’exception du grand art, qui suppose un savoir, un talent, une excellence.

Cette «déclaration d’art» est d’abord une posture intellectuelle. À quel moment la posture devient-elle imposture?

Les artistes conceptuels appliquent un processus provocateur qui est un peu l’équivalent de la philosophie cynique: une transgression qui oblige celui qui regarde à se poser des questions. […] Le paradoxe est que, justement, l’Art contemporain est devenu un dogmatisme totalitaire.

[…]

Mais intellectuellement, spirituellement, quelle est la nature de la domination de l’Art contemporain? D’où lui vient son côté totalitaire?

C’est la résultante d’évolutions politiques et intellectuelles complexes. Il faut remonter au constructivisme de la révolution bolchevique de 1917: «Créer, c’est détruire», telle était la doxa. Le devoir du révolutionnaire était de faire table rase du savoir et de l’art «bourgeois» pour construire une humanité nouvelle. Staline a réservé cette fonction de sape aux agents d’influence sur les fronts extérieurs à l’URSS, imposant chez lui un art plus «positif».

[…]

En 1932, Staline choisit un style unique, l’académisme, qui deviendra le réalisme socialiste, et qui a un organe officiel, l’Union des artistes. Il s’est passé la même chose en France en 1983, quand Jack Lang a créé plusieurs institutions encadrant complètement la vie artistique, et un nouveau corps de fonctionnaires, les inspecteurs de la création.

[…]

Comment est-on arrivé aujourd’hui à un tel dirigisme?

Par une révolution de type bolchevique, quoique non sanglante. La bureaucratie a mis en œuvre le principe «bienfaiteur» de la table rase en imposant des fonctionnaires sans formation artistique. Le choix du conceptualisme permet à tout le monde d’être artiste. Il n’est plus besoin de talent ou de savoir-faire, de culture. On est passé d’un pays de grande liberté où toutes les tendances de l’art et de la pensée étaient présentes, à un système où la pensée publique est contrôlée. Les comportements libertaires privés sont encouragés, mais il y a un encadrement fort des lettres et des arts.

[…]

(*) Notamment « L’Art caché: les dissidents de l’Art contemporain » (Éditions Eyrolles) et « Sacré Art contemporain : évêques, inspecteurs et commissaires » (Éditions Jean Cyrille Godefroy).

Article publié dans l’édition du Figaro du 13/01/2016

Repris par : Une critique de l’art contemporain (Aude de Kerros)

Lire aussi:

> Le culte à la laideur

> Le pouvoir de la beauté